À deux jours de la finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Argentine et l’Espagne, Lionel Messi a affiché sa détermination. Présent vendredi au Fanatics Fest de New York lors d’un événement exceptionnel organisé par la FIFA, le capitaine de l’Albiceleste a assuré que son équipe « donnera tout » pour défendre son titre mondial.
L’événement a réuni plusieurs des plus grandes légendes du sport mondial. Aux côtés de Messi figuraient notamment Tom Brady, considéré comme le plus grand quarterback de l’histoire de la NFL, Novak Djokovic, recordman des titres du Grand Chelem en tennis, ainsi que Kevin Durant, quadruple champion olympique avec les États-Unis. Tous ont tenu à immortaliser ce moment en prenant une photo avec la star argentine, preuve de l’immense respect dont elle jouit bien au-delà du football.
La conférence de presse, organisée dans un format inédit, a remplacé les traditionnelles questions des journalistes par celles de grandes figures du sport. Tom Brady est notamment revenu sur une photo devenue virale montrant un jeune Lionel Messi donnant le bain à un enfant qui n’était autre que Lamine Yamal, aujourd’hui prodige de la sélection espagnole. « Quelle photo incroyable ! », a réagi Messi avec le sourire.
«Honnêtement, cette photo de nous deux est incroyable ! C’est ça, la vie, non ? J’ai pris une photo avec lui alors qu’il était encore un bébé, et nous voilà tous les deux aujourd’hui, face à face en Coupe du monde», a soufflé Messi.
Évidemment, l’ancien Barcelonais adore Yamal, «un immense talent, quelqu’un que j’ai beaucoup suivi parce qu’il joue dans un club que j’aime et je lui souhaite toujours le meilleur. Et puis, à seulement 19 ans, il fait déjà partie des joueurs de référence au niveau mondial. Il a toute sa carrière devant lui. Il a une grande opportunité d’accomplir quelque chose d’historique. Mais nous allons essayer de l’empêcher de réaliser cela cette fois-ci (sourire). Je veux simplement lui souhaiter le meilleur», a encore déclaré l’octuple Ballon d’or.
Et de conclure : «C’est fou ! C’est sans aucun doute l’un des meilleurs joueurs du monde actuellement. Et je lui souhaite beaucoup de réussite, parce que ce qui est bon pour lui sera aussi bon pour Barcelone». Des vœux de bonheur qui ne s’appliquent pas à la finale du Mondial, dimanche, on l’a bien compris.
Novak Djokovic a, de son côté, interrogé le sélectionneur Lionel Scaloni puis Messi sur leur manière de gérer la pression avant un rendez-vous aussi important. Après la réponse du numéro 10 argentin, le champion serbe s’est contenté d’un chaleureux : « Gracias, Leo. »
Kevin Durant a ensuite demandé au gardien Emiliano Martinez ce que représenterait un deuxième sacre mondial consécutif pour l’Argentine. Le portier n’a pas caché son ambition : « Nous travaillons chaque jour pour rendre notre pays fier. Nous allons tout donner avec Leo et cette équipe afin de ramener une nouvelle fois la Coupe du monde en Argentine. »
Lionel Scaloni, fidèle à son approche pragmatique, a tenté de dédramatiser l’événement. « C’est un match de plus. Nous ne devons pas nous laisser envahir par le fait qu’il s’agit d’une finale de Coupe du monde », a-t-il déclaré.
Le sélectionneur sait toutefois que le défi sera immense face à une Espagne impressionnante. L’Argentine arrive néanmoins en finale avec un parcours parfait, restant invaincue depuis le début du tournoi. Les champions du monde en titre ont pourtant dû faire preuve d’un immense caractère, renversant plusieurs situations compromises, notamment face à l’Égypte et à l’Angleterre, tout en disputant des prolongations contre le Cap-Vert et la Suisse.
« Je l’ai toujours dit : nous n’abandonnons jamais », a rappelé Messi, résumant ainsi l’état d’esprit de son équipe.
La finale, qui se disputera dimanche à East Rutherford, dans le New Jersey, s’annonce comme l’un des événements sportifs les plus suivis de l’histoire, avec près de 1,5 milliard de téléspectateurs attendus à travers le monde.
Pour l’Argentine, l’enjeu est historique. Aucune sélection n’a réussi à conserver son titre mondial depuis le Brésil de Pelé, sacré en 1958 puis en 1962. Lionel Messi et ses coéquipiers tenteront désormais d’inscrire leur nom dans cette prestigieuse page de l’histoire du football.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv