La DGSN et la DGST au cœur du Partenariat Sécuritaire entre le Maroc et le Canada

La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) et la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) continuent de consolider leur statut de partenaires stratégiques sur la scène internationale. La Gendarmerie Royale du Canada (GRC) a réaffirmé accorder une « grande importance » à sa coopération avec les deux institutions marocaines, soulignant qu’elles constituent des acteurs majeurs dans la lutte contre les nouvelles menaces sécuritaires.

Cette reconnaissance intervient dans un contexte de rapprochement diplomatique entre Rabat et Ottawa, à la suite de l’évolution de la position canadienne sur la question du Sahara Marocain. Le Canada a récemment qualifié le plan marocain d’autonomie d’initiative « sérieuse et crédible » et de base pour une solution mutuellement acceptable, tout en exprimant sa volonté d’approfondir ses relations avec le Royaume sur les principes du respect mutuel, du dialogue constructif et de l’ouverture.

Au-delà du volet politique, la coopération entre les deux pays prend une dimension concrète à travers les échanges entre les services de sécurité. La GRC souligne que ses relations avec la DGSN et la DGST s’inscrivent dans une longue tradition de collaboration opérationnelle fondée sur des intérêts communs face à des défis sécuritaires en constante mutation.

Dans cette logique, le Canada maintient un dispositif d’agents de liaison dans plusieurs régions stratégiques du monde, notamment à Rabat. Leur mission consiste à renforcer les échanges entre les autorités canadiennes et leurs homologues marocaines, à soutenir les enquêtes d’intérêt commun et à faciliter le partage de renseignements liés à la criminalité et à la sécurité.

Selon la GRC, la coopération avec la DGSN et la DGST couvre plusieurs domaines sensibles, parmi lesquels la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, le trafic international de stupéfiants, les fraudes financières et les crimes économiques. L’institution canadienne rappelle que les réseaux criminels agissent désormais au-delà des frontières et que seule une coopération internationale étroite permet d’y faire face efficacement.

Les autorités canadiennes estiment d’ailleurs que le renforcement des liens avec les services marocains contribue directement à la protection des intérêts sécuritaires des deux pays et à une meilleure coordination dans le traitement des dossiers transnationaux.

La GRC reconnaît néanmoins que les différences entre les systèmes juridiques canadien et marocain peuvent parfois compliquer certaines procédures ou limiter le champ de certaines coopérations. Elle insiste toutefois sur l’importance du dialogue permanent et de la compréhension mutuelle afin de surmonter ces contraintes, tout en respectant les cadres législatifs propres à chaque État.

Cette approche traduit une vision pragmatique des relations sécuritaires internationales : face à des menaces qui évoluent rapidement et ignorent les frontières, le partage d’informations, la coordination judiciaire et la confiance entre partenaires deviennent des leviers essentiels.

Le renforcement des relations entre la GRC, la DGSN et la DGST apparaît ainsi comme l’un des piliers du nouveau dynamisme des relations maroco-canadiennes, illustrant une volonté commune de faire face aux défis sécuritaires contemporains à travers une coopération durable et adaptée aux réalités du terrain.

La rédaction / Le7tv