Gaza : Le Maroc détaille sa contribution sécuritaire, humanitaire et financière au Conseil de la Paix

Réuni le 19 février à Washington, le Conseil de la Paix initié par Donald Trump a consacré sa première session à la reconstruction et à la stabilisation de Gaza après le conflit. À cette occasion, le Maroc a été cité parmi les rares États arabes à s’engager publiquement sur le plan sécuritaire, en plus d’une participation financière. Lors de cette rencontre inaugurale, les participants ont évoqué la mise en place d’une force internationale de stabilisation destinée à sécuriser l’acheminement de l’aide humanitaire et à soutenir l’administration du territoire durant la phase post-conflit. Le Maroc rejoindrait ce dispositif aux côtés de plusieurs pays, dont l’Indonésie, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie.

Une contribution marocaine multidimensionnelle:

Le Maroc a présenté les principaux axes de l’engagement du Royaume. Ils incluent notamment une participation financière annoncée comme la première contribution officielle au mécanisme, la formation et le déploiement de policiers Gazaouis, ainsi que l’envoi d’officiers supérieurs au sein de la structure de commandement.

Le Royaume prévoit également l’installation d’un hôpital militaire de campagne pour soutenir les services de santé locaux et la mise en œuvre d’un programme de prévention de l’extrémisme visant à promouvoir la coexistence et à lutter contre les discours de haine.

Certaines estimations relayées par des médias évoquent la possibilité d’un contingent pouvant atteindre plusieurs milliers de soldats, avec un premier déploiement potentiel près de Rafah. À plus long terme, environ 12.000 policiers pourraient être mobilisés.

Financement et dimension diplomatique:

Selon plusieurs sources médiatiques internationales, les États-Unis seraient les principaux contributeurs financiers du projet, avec un apport annoncé de plusieurs milliards de dollars. Une enveloppe supplémentaire aurait été réunie par un groupe d’États partenaires comprenant notamment le Maroc et plusieurs pays du Golfe.

Rabat assume ouvertement ce positionnement, soulignant sa volonté de soutenir l’initiative américaine. Des analystes estiment que cette participation traduit une stratégie diplomatique visant à consolider les relations du Royaume avec ses partenaires occidentaux, tout en conservant son rôle traditionnel de défenseur de la cause palestinienne.

Un rôle potentiel de médiateur:

Cette implication pourrait renforcer la stature diplomatique du Maroc sur la scène régionale. Le Maroc avait déjà normalisé ses relations avec Israël dans le cadre des Accords d’Abraham et Préside le Comité Al-Qods relevant de l’Organisation de la Coopération Islamique, ce qui lui confère une position singulière dans les dossiers liés à Jérusalem et à la question palestinienne. L’engagement marocain — mêlant sécurité, aide humanitaire et financement — illustre une stratégie diplomatique active qui pourrait placer le Royaume au centre des efforts internationaux de stabilisation de Gaza.

La rédaction/Le7tv