Les États-Unis intensifient leur campagne militaire contre l’Iran, troisième nuit de frappes

Les tensions entre Washington et Téhéran continuent de s’aggraver. Pour la troisième nuit consécutive, les forces américaines ont mené des frappes contre plusieurs positions militaires iraniennes, alors que les États-Unis s’apprêtent à rétablir un blocus maritime visant les ports iraniens. Malgré cette escalade, le président Donald Trump affirme qu’une issue diplomatique demeure envisageable.

Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les opérations ont duré près de cinq heures et ont ciblé plusieurs infrastructures militaires situées dans les villes portuaires de Bouchehr et de Bandar Abbas, au sud de l’Iran. Les bombardements auraient visé des systèmes de défense côtière, des installations de drones, des batteries de missiles ainsi que des capacités navales iraniennes.

L’agence de presse iranienne IRNA a rapporté que plusieurs explosions avaient été entendues à proximité de Bandar Abbas, un point stratégique situé sur le détroit d’Ormuz, passage essentiel pour le commerce mondial du pétrole.

En amont de ces opérations, Donald Trump avait annoncé que les frappes se poursuivraient avec une intensité accrue, estimant que les autorités iraniennes étaient incapables d’y répondre efficacement.

En réaction, les Gardiens de la Révolution ont revendiqué de nouvelles attaques contre des intérêts américains dans la région. Ils affirment avoir frappé des installations militaires à Bahreïn, notamment à proximité de la base navale de Juffair, ainsi que des objectifs militaires en Jordanie. Les autorités jordaniennes ont indiqué avoir intercepté plusieurs missiles iraniens avant qu’ils n’atteignent leur cible.

Dans le Golfe, les Émirats arabes unis ont également fait état d’attaques contre deux pétroliers naviguant dans le détroit d’Ormuz. L’un des membres d’équipage, de nationalité indienne, aurait perdu la vie.

Parallèlement aux opérations militaires, Donald Trump a annoncé que les États-Unis reprendraient le contrôle de la sécurité du détroit d’Ormuz et rétabliraient un blocus des ports iraniens à partir de mardi à 20h00 GMT. Le président américain a également proposé qu’une contribution financière représentant 20 % de la valeur des cargaisons soit versée en échange de la protection des navires empruntant ce passage maritime, une proposition qui suscite de nombreuses interrogations au regard du droit international garantissant la liberté de navigation.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a vivement rejeté cette initiative. Il a affirmé que l’Iran demeurait le garant historique de la sécurité du détroit d’Ormuz et a tourné en dérision la proposition américaine, estimant qu’elle n’avait aucune légitimité.

Les autorités iraniennes accusent de leur côté Washington de menacer la stabilité des marchés énergétiques mondiaux. Cette nouvelle flambée des tensions continue d’alimenter les inquiétudes des investisseurs. Après une forte hausse enregistrée la veille, les cours du pétrole ont poursuivi leur progression, le Brent dépassant les 84 dollars le baril dans les premiers échanges.

La rédaction/Le7tv