L’Association Nationale des Médias et des Éditeurs (ANME) annonce qu’elle salue et valorise la décision de la Cour constitutionnelle, laquelle a rétabli les principes de légalité et de légitimité constitutionnelle, tout en consacrant le respect des règles encadrant les institutions professionnelles et l’autorégulation du secteur de la presse et de l’édition.
En parallèle à cette décision constitutionnelle responsable, l’Association relève, avec une vive inquiétude, l’approche sélective adoptée par certaines composantes de l’acteur politique, qui ont choisi de saisir la Cour constitutionnelle uniquement concernant la loi régissant le Conseil national de la presse, tout en faisant abstraction d’autres textes législatifs d’une importance majeure et d’un impact profond sur la vie publique.
Ce deux poids, deux mesures ne peut être dissocié de calculs politiciens étroits, aux arrière-pensées peu innocentes, qui ont conduit, dans les faits, à bloquer le processus institutionnel du secteur, causant des préjudices directs aux journalistes et aux entreprises médiatiques, et vidant l’autorégulation de son contenu, notamment en termes de calendrier professionnel.
L’Association affirme, en sa qualité de cadre le plus représentatif — regroupant les plus grandes institutions médiatiques et la plus large base de journalistes professionnels — que cette manipulation du temps du secteur a entraîné :
-
Une suspension injustifiée de la délivrance des cartes professionnelles et des cartes de transport ferroviaire ;
-
Le non-versement des salaires des employés du Conseil National de la Presse depuis plus de trois mois ;
-
Le blocage de l’ensemble des mécanismes menant à la signature de conventions collectives visant l’amélioration des salaires des journalistes et des autres employés des entreprises de presse.
Face à cette situation préoccupante, l’Association annonce la tenue d’une réunion de l’ensemble de ses membres la semaine prochaine, afin d’évaluer cette phase et de prendre les décisions appropriées en défense de l’indépendance de la profession, de la stabilité des entreprises médiatiques et des droits de leurs employés.
L’Association réaffirme que la presse n’est pas un champ de règlement de comptes politiques, et que son respect constitue un respect de la Constitution et du droit de la société à une information professionnelle et responsable.
Le message est clair :
La presse n’est pas une monnaie d’échange. Elle n’est pas un terrain d’expérimentation pour les responsables politiques. Et ceux qui jouent avec elle à des fins obscures assument pleinement leur responsabilité devant l’Histoire et l’opinion publique.
Fait à Casablanca, le 23 janvier 2026
Association Nationale des Médias et des Éditeurs
La rédaction/Le7tv (communiqué)