Viol et meurtre de la petite Hidaya : Un verdict scandaleusement clément pour un double crime atroce. La société civile crie sa colère

La décision rendue par la Cour d’Appel de Tanger dans l’affaire de la petite Hidaya, âgée de seulement six ans, continue de provoquer un choc profond et une vague d’indignation à travers le pays. Condamner à seulement 15 années de prison l’auteur du viol suivi de meurtre d’un enfant a été perçu par de nombreuses associations et défenseurs des droits de l’enfance comme une gifle à la mémoire de la victime et un message alarmant envoyé à la société.

Cette sentence, largement considérée comme dérisoire face à l’horreur du crime, a suscité une onde de colère dans les milieux associatifs, qui parlent d’un « verdict incompréhensible » et « d’une impunité déguisée ».

Un double crime monstrueux, une peine minimale:

Hidaya a été enlevée, agressée sexuellement, puis tuée. Son corps a été dissimulé pour effacer les traces. Un acte d’une violence inqualifiable, qui a bouleversé tout le pays. Et pourtant, la justice a retenu une peine ne dépassant pas quinze ans d’emprisonnement. Un verdict qui, pour beaucoup, ne reflète ni l’atrocité des faits, ni la souffrance infligée, ni la nécessité de protéger les enfants.

« Quinze ans, ce n’est pas une peine…c’est une permission de recommencer » !

De nombreuses voix s’élèvent, dont celle de l’association Touche pas à mon enfant, dénonçant un jugement « catastrophique » :

« Comment expliquer à une mère que l’assassin de sa fille pourra sortir et recommencer sa vie ?
Quinze ans pour avoir détruit l’enfance, l’innocence et la vie d’un enfant : c’est indéfendable », déclare l’association.

Selon les activistes, ce verdict risque non seulement de banaliser les crimes contre les enfants, mais surtout de ne jouer aucun rôle dissuasif à un moment où les violences contre les mineurs connaissent une inquiétante hausse.

Le coupable étant mineur, la loi prévoit automatiquement une réduction des peines. Mais pour de nombreux juristes, cette disposition ne peut pas continuer à s’appliquer de la même manière dans les cas de viols et de meurtres d’enfants.

Un professeur de droit s’interroge :

« Peut-on accepter que la minorité efface l’horreur ? Il faut repenser la loi. L’âge ne peut pas constituer une excuse lorsqu’on arrache la vie à un enfant. »

Cette affaire relance donc un débat essentiel : le Maroc doit-il revoir son Code pénal et le régime de justice des mineurs pour les crimes sexuels et meurtriers ?

Une réforme urgente que la société réclame:

Associations, psychologues, juristes, familles, citoyens : tous convergent vers une même exigence.
La protection des enfants doit devenir absolue.

Ils appellent à :

  • Une révision du Code pénal pour prévoir des peines incompressibles en cas de crimes sexuels ou meurtriers contre les mineurs.

  • Une réforme de la justice des mineurs dans ces cas précis.

  • Un véritable plan national de protection et de prévention.

« Hidaya mérite la Justice » :

La famille de la petite attend désormais l’étape suivante : l’appel. La société civile, elle, promet de ne pas se taire. Et une question demeure, poignante, insupportable : Combien d’enfants devront encore mourir avant que la loi place enfin leur protection au-dessus de tout ?

Abderrazzak Boussaid/Le7tv