L’Algérie vit au rythme de la peur. Ce vendredi 3 octobre, le régime militaire, rongé par ses contradictions internes et par sa paranoïa maladive, tremble face à de simples appels numériques lancés par “GÉNÉRATION Z 213”. Cette génération de jeunes Algériens, inspirée par les mouvements citoyens à travers le monde, incarne désormais la menace suprême pour une dictature fossilisée, incapable de répondre aux aspirations de son peuple.
Au lieu de s’attaquer à la misère sociale, au chômage qui broie des millions de vies, ou à l’effondrement dramatique du pouvoir d’achat, la junte préfère exhumer le spectre de la décennie noire, comme si le chantage à la peur pouvait encore museler une jeunesse en colère. Mais cette génération, née bien après les années de sang et de cendres, n’est plus disposée à vivre éternellement sous la botte des généraux.
Ridiculisé par la fuite d’un de ses hauts gradés vers l’étranger, le pouvoir militaire dévoile chaque jour un peu plus sa fragilité. Ses accusations grotesques visant le Maroc ne font que souligner son désarroi : incapable de gérer ses propres crises, il invente des ennemis extérieurs pour détourner l’attention.
L’Algérie est aujourd’hui un pays bloqué par une caste militaire qui confisque les richesses, étouffe les libertés et condamne sa jeunesse à l’exil ou au désespoir. Mais les appels de “GENERATION Z 213” montrent que le mur de la peur se fissure. Et le jour où la jeunesse algérienne décidera de se lever, aucune propagande, aucun général, et aucun souvenir de la décennie noire ne pourra contenir la vague.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv