Disparition inquiétante de Tebboune : Un Président fantôme ou une marionnette en fin de service ?

Depuis le 4 août, Abdelmadjid Tebboune a mystérieusement disparu des radars. Malade, décédé ou séquestré par ses propres généraux ? À Alger comme à l’étranger, une impression persistante flotte dans l’air : le Président algérien a atteint sa date de péremption.

On ne sait pas ce qui est le plus inquiétant : son silence prolongé ou l’indifférence glaciale avec laquelle son absence est accueillie. Car soyons clairs : plus personne, ni en Algérie ni ailleurs, ne croit encore à la fable d’un chef d’État aux commandes. Tebboune n’est plus qu’un figurant fatigué dans une pièce de théâtre écrite et jouée par le vrai metteur en scène du régime : le Général Saïd Chengriha.

Un pays riche, un peuple pauvre… merci Tebboune !

À l’intérieur, le bilan est un désastre. Pénuries de lait, de semoule, de médicaments, effondrement des infrastructures, corruption endémique… Le pays regorge d’hydrocarbures mais les Algériens font la queue pour l’essence et le gas-oil !!!. Pire encore, les tragédies comme l’accident du bus précipité dans l’Oued El Harrache mettent cruellement en lumière l’échec d’un pouvoir obsédé par ses lubies diplomatiques et ses discours anti-marocains, mais incapable de sécuriser un simple pont ou de rénover des équipements qui datent encore… de l’époque coloniale.

Pendant que Tebboune distribue des millions à ses « frères africains » pour acheter des soutiens contre le Maroc, ses propres concitoyens s’entassent dans des hôpitaux délabrés. Voilà le résumé d’une présidence réduite à l’absurde : généreux à l’étranger, mais radin jusqu’à l’os avec son propre peuple.

À l’extérieur, Tebboune est devenu persona non grata. Infréquentable à Rabat, ignoré par l’Europe, soupçonné par le Sahel de jouer avec le feu du terrorisme, et désormais marginalisé même par Moscou, qui ne voit en Alger qu’un client d’armes en solde.

Dans le monde arabe ? À part Doha et Tunis, plus personne n’ouvre sa porte à Tebboune. Même ses rares voyages à l’étranger ressemblent plus à des sorties médicales qu’à des visites d’État.

Le régime militaire en mode recyclage : 

Mais que vaut vraiment Tebboune ? Rien de plus qu’un pion, propulsé par Ahmed Gaïd Salah après la chute de Bouteflika, puis maintenu sous perfusion par Chengriha. Aujourd’hui, ce dernier apparaît déjà comme l’homme fort, posant fièrement devant les caméras aux côtés des victimes de l’accident d’Al Harrach, pendant que le président fantôme brille par son absence.

La « séquence Tebboune » touche à sa fin: Maladie, Coup d’État ou simple mise au placard ? Peu importe. Ce qui compte pour le régime, c’est de changer de vitrine. Le régime militaire algérien a toujours eu besoin d’un masque civil pour cacher son vrai visage : celui d’une junte vieillissante, sourde à son peuple et obsédée par son voisin marocain.

Un « sixième mandat » de Bouteflika déguisé:

Ironie de l’histoire : Tebboune devait incarner le renouveau après la chute de Bouteflika. En réalité, il en a rejoué le pire scénario : absence prolongée, présidence paralysée, faillite économique et isolement international. Le tout sans charisme, sans vision et sans courage.

Aujourd’hui, les Algériens se demandent s’il est encore vivant. Mais la vraie question n’est pas là. Vivant ou mort, Tebboune est déjà politiquement enterré. Et avec lui, c’est tout un régime qui vacille, prisonnier de ses contradictions et de ses mensonges. Le rideau tombe sur une présidence fantôme. Place à la prochaine marionnette.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv