Le think tank Italien ECCO : En décidant de fermer le Gazoduc Maghreb-Europe, le régime Algérien s’est tiré une balle dans le pied !

Le centre d’analyse italien ECCO a critiqué avec virulence la décision de l’Algérie de ne pas renouveler, en 2021, le contrat de transit du gazoduc Maghreb‑Europe Gas Pipeline (GME), jugée comme un sévère coup porté à ses propres intérêts énergétiques.

Une faute politique coûteuse et suicidaire : 

Selon ECCO, le choix algérien n’est pas le résultat d’un différend contractuel, mais d’un rejet politique lié à la détérioration des relations avec le Maroc. Cette coupure volontaire a entraîné un recul dramatique de la flexibilité algérienne pour répondre à la demande européenne, notamment une perte de crédibilité et de revenus

En effet, le GME était un axe vital pour l’approvisionnement Espagnol. Sa fermeture a non seulement creusé les pertes financières du secteur des hydrocarbures algérien, mais a aussi érodé la position du pays comme fournisseur fiable de l’Europe à un moment critique où cette dernière cherchait à se détacher du gaz russe.

Une stratégie énergétique absurde et mal pensée:

Le rapport d’ECCO accuse l’Algérie d’être prise au piège d’une vision énergétique incohérente et sans objectif clair, caractérisée par un retard dans les réformes structurelles et une quasi-absence de transition vers les énergies renouvelables ECCO. Le pays, malgré des réserves abondantes, peine à attirer les investissements étrangers et à moderniser ses infrastructures, alors que la consommation intérieure flirte avec 60 milliards de mètres cubes, réduisant sa capacité d’exportation.

L’Economie Algérienne, un modèle où tout se désagrège:

En continuant de s’appuyer massivement sur le gaz (pour plus de 90 % de ses exportations et près de la moitié de ses revenus fiscaux), l’Algérie s’auto-saborde. Les subventions énergétiques massives, qui grèvent son PIB à hauteur de 6 %, favorisent le gaspillage plutôt que la transition écologique, entérinant un modèle obsolète.

La fermeture du gazoduc n’était pas seulement une erreur diplomatique : c’est un suicide économique et stratégique. En refusant la modernité et les partenariats pragmatiques, l’Algérie s’est enlisé dans un déni politique qui menace maintenant sa survie économique future.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv