L’activiste Espagnole Felipa Vélazquez, longtemps engagée dans les mouvements de soutien au Front Polisario, a annoncé publiquement qu’elle mettait un terme définitif à son militantisme en faveur des séparatistes. Dans une déclaration remarquée, elle reconnaît avoir « perdu son temps » à défendre ce qu’elle qualifie désormais de « fausse cause » et affirme vouloir consacrer son énergie à la défense des intérêts de l’Espagne.
Son témoignage, largement partagé sur les réseaux sociaux, marque une rupture nette avec des années d’engagement en faveur du Polisario. Felipa Vélazquez y explique qu’elle a pris conscience que la situation au Sahara ne correspondait pas à l’image dramatique qui lui avait été présentée.
Un regard critique sur son ancien engagement:
L’ancienne militante affirme qu’il n’existe pas, selon elle, de guerre ouverte, de famine, de bombardements ou de crimes de guerre justifiant un tel investissement militant. Elle estime que la région connaît une situation relativement stable et s’interroge sur le sens d’un combat mené principalement par des sympathisants étrangers.
Dans son message, elle exprime également son incompréhension face au contraste entre l’image de détresse souvent véhiculée et le comportement de certains bénéficiaires des programmes d’accueil en Espagne, qu’elle décrit comme menant une vie normale pendant que des militants espagnols s’exposaient à des tensions et à des affrontements lors des manifestations.
Un soutien affirmé à Pedro Sánchez:
Felipa Vélazquez adresse ensuite un remerciement explicite au président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, pour avoir, selon elle, « pris la bonne décision » en retirant le soutien traditionnel de Madrid au Front Polisario et en appuyant la position marocaine.
Elle considère que cette orientation diplomatique relève du bon sens et de la défense des intérêts nationaux espagnols. « Je remercie M. Pedro Sánchez pour sa sage décision de retirer son soutien au Front Polisario, car nos ressources doivent être données en premier à nos citoyens », affirme-t-elle.
Cette prise de position s’inscrit dans le contexte du tournant diplomatique opéré par l’Espagne depuis 2022, lorsque Madrid a qualifié le plan d’autonomie proposé par le Maroc de « base la plus sérieuse, crédible et réaliste » pour résoudre le différend autour du Sahara.
Une réponse à ses détracteurs:
Face aux critiques reçues après son changement de position, notamment de la part de personnes issues de « pays voisins » qui l’accusent de trahison ou de lâcheté, Felipa Vélazquez répond avec fermeté. Elle affirme que ceux qui se considèrent « plus courageux et plus sages » sont libres de poursuivre eux-mêmes ce combat et d’en assumer les conséquences.
Un symbole de l’évolution du débat en Espagne:
Le revirement de Felipa Vélazquez illustre l’évolution d’une partie de l’opinion publique espagnole sur la question du Sahara. Alors que le soutien au Polisario a longtemps bénéficié d’un important relais dans certains milieux politiques et associatifs, de plus en plus de voix plaident désormais pour une approche fondée sur le réalisme diplomatique et la priorité aux intérêts stratégiques de l’Espagne.
Dans ce contexte, le partenariat avec le Maroc apparaît aux yeux de nombreux responsables et observateurs comme un axe essentiel pour la sécurité, la stabilité et la coopération économique en Méditerranée occidentale.