Le Maroc poursuit son ascension parmi les économies les plus attractives pour les investisseurs étrangers. Les derniers indicateurs de l’Office des changes témoignent d’un regain marqué de confiance envers le Royaume. À fin mai 2026, le flux net des investissements directs étrangers (IDE) s’est établi à 23,32 milliards de dirhams, soit une progression de 41,8 % par rapport à la même période en 2025. Une performance qui reflète la solidité de l’environnement économique marocain et sa capacité à séduire des investisseurs misant sur le long terme.
Cette dynamique est notamment analysée par Chris Bardouleau, spécialiste britannique du financement des investissements et de la gestion des risques. Dans une publication diffusée sur LinkedIn, il considère que le Maroc s’affirme aujourd’hui comme l’une des places les plus sûres pour les capitaux étrangers sur le continent africain, mais également parmi les principales économies émergentes.
Selon lui, cette attractivité s’explique avant tout par la robustesse des fondamentaux macroéconomiques du pays. Il rappelle que le Fonds monétaire international anticipe une croissance de 4,4 % en 2026, après une expansion estimée à 4,9 % en 2025, des niveaux qui placent le Royaume parmi les économies les plus dynamiques de la région.
L’expert souligne également la résilience démontrée par le Maroc face à une succession de crises majeures. Entre la pandémie de Covid-19, les épisodes de sécheresse, le séisme d’Al Haouz en 2023 et la hausse des prix de l’énergie, l’économie marocaine est parvenue à préserver ses équilibres tout en poursuivant ses réformes. Une capacité d’adaptation que Chris Bardouleau juge exceptionnelle, estimant que nombre d’autres économies auraient été profondément fragilisées par une telle accumulation de chocs.
Au-delà des performances économiques, c’est la stabilité institutionnelle qui constitue, selon lui, l’un des principaux atouts du Royaume. Le Maroc bénéficie d’un cadre politique stable, d’une Banque centrale reconnue pour sa crédibilité ainsi que d’une nouvelle Charte de l’investissement destinée à renforcer les mécanismes d’incitation et à faciliter l’implantation de nouveaux projets.
L’analyste met également en avant la maîtrise de l’inflation et la trajectoire jugée soutenable de la dette publique, dont le ratio devrait progressivement converger vers 60 % du PIB au cours des prochaines années. À cela s’ajoute le maintien de la Ligne de crédit modulable accordée par le Fonds monétaire international, un dispositif réservé aux pays affichant une gestion économique solide et crédible.
Pour Chris Bardouleau, l’avantage compétitif du Maroc réside surtout dans sa capacité à offrir une visibilité durable aux investisseurs. Il estime que les entreprises recherchent aujourd’hui davantage la prévisibilité que les performances ponctuelles, et que le Royaume répond précisément à cette exigence grâce à un environnement stable et à une stratégie économique cohérente.
Cette confiance est également portée par les grands chantiers engagés dans le pays. Les investissements massifs dans les infrastructures, l’extension de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, la modernisation des plateformes aéroportuaires, la construction de nouveaux stades ainsi que les préparatifs de la Coupe du monde 2030, organisée conjointement avec l’Espagne et le Portugal, renforcent la perception d’un Maroc tourné vers l’avenir.
À cela s’ajoute la progression continue du secteur touristique, le Royaume se rapprochant de l’objectif de 20 millions de visiteurs annuels, un indicateur qui confirme le dynamisme de son économie et son attractivité internationale.
Pour l’expert britannique, le débat ne porte plus sur la capacité du Maroc à attirer les investissements étrangers, mais sur l’avance stratégique qu’il est en train de construire face à plusieurs économies émergentes concurrentes. Dans ce contexte, il estime que le Royaume s’impose désormais comme l’une des destinations offrant le meilleur équilibre entre sécurité, stabilité et potentiel de croissance pour les investisseurs internationaux.