À l’approche du quart de finale tant attendu entre le Maroc et la France, programmé ce jeudi 9 juillet dans le cadre de la Coupe du Monde 2026, une inquiétude grandit au sein de l’opinion publique marocaine. Au-delà de l’enjeu sportif, nombreux sont les supporters qui redoutent de revivre le scandale de la demi-finale de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, une rencontre qui demeure, pour beaucoup, synonyme d’une profonde injustice liée à l’arbitrage.
Près de quatre ans après cette confrontation historique remportée par les Bleus, les souvenirs restent particulièrement vifs. Si les Lions de l’Atlas avaient marqué l’histoire en devenant la première sélection africaine et arabe à atteindre une demi-finale de Coupe du Monde, cette soirée du 14 décembre 2022 continue d’alimenter les débats dans les cafés, sur les réseaux sociaux et parmi les observateurs du football marocain.
Au cœur de ce scandale figure l’arbitre mexicain César Arturo Ramos Palazuelos, dont plusieurs décisions avaient suscité une vague d’indignation au Maroc. De nombreux supporters, anciens joueurs et consultants avaient estimé que plusieurs actions litigieuses dans la surface française auraient dû être sanctionnées par des penalties en faveur de la sélection nationale.
La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) avait d’ailleurs donné une dimension officielle à cette contestation en déposant une réclamation auprès de la FIFA. Dans son communiqué publié à l’issue de la rencontre, l’instance fédérale marocaine affirmait que les Lions de l’Atlas avaient été privés de « deux penalties incontestables », tout en regrettant que l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) ne soit pas intervenue sur ces situations.
Cette démarche exceptionnelle témoignait de la profonde incompréhension qui régnait alors au sein du football marocain. Même si le résultat de la rencontre n’a jamais été remis en cause par les instances internationales, cet épisode est resté gravé dans la mémoire collective des supporters.
Aujourd’hui, alors que le destin offre une nouvelle confrontation entre les deux nations, ces souvenirs refont naturellement surface. Sur les plateformes numériques comme dans les rassemblements de supporters, un même message revient avec insistance : celui de l’espoir que l’arbitrage soit irréprochable et que l’issue de cette affiche prestigieuse soit déterminée exclusivement par la qualité du jeu.
Les Marocains savent que les Lions de l’Atlas possèdent désormais l’expérience, le talent et la maturité nécessaires pour rivaliser avec les plus grandes nations du football mondial. Mais ils souhaitent avant tout que les débats ne soient pas pollués par des décisions arbitrales injustes et scandaleuses, comme beaucoup estiment que ce fut le cas en 2022.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv