One, Two, Three…Retour au pays !…Le retour humiliant de l’Algérie après son élimination de la Coupe du Monde 

Pendant des semaines, une partie des médias et des « commentateurs sportifs » algériens avaient multiplié les comparaisons avec les Lions de l’Atlas, expliquant que l’Algérie disposait d’une équipe plus complète, plus expérimentée et mieux armée pour réaliser un grand parcours au Mondial 2026. Ce vendredi, le verdict du terrain aura été autrement plus cruel.

Ainsi, au stade de Vancouver, les hommes de Vladimir Petkovic ont donné l’impression d’être déjà en salle d’embarquement pour le vol retour à destination d’Alger. Les Suisses, eux, n’ont même pas eu besoin de sortir le grand jeu. Embolo a ouvert le score avec une facilité déconcertante, avant que Ndoye ne règle définitivement l’affaire moins d’une minute après le retour des vestiaires.

À partir de là, le suspense n’existait plus. Le seul véritable enjeu consistait à savoir à quelle heure décollerait le prochain avion d’Air Algérie.

Choix tactiques incompréhensibles, composition étonnante, animation offensive inexistante : les médias algériens eux-mêmes n’ont pas ménagé leur sélectionneur. Certains ont parlé d’une équipe sans avant-centre, sans imagination et, parfois, presque sans réaction.

Sur le terrain, les pauvres Fennecs ont semblé évoluer avec le frein à main serré pendant quatre-vingt-dix minutes. Derrière, les erreurs se sont accumulées. Devant, les occasions se sont faites aussi rares que les supporters dans certains bureaux de vote lors des dernières législatives.

Pour son retour en Coupe du monde depuis 2014, l’Algérie espérait écrire une nouvelle page glorieuse de son histoire. Finalement, elle referme le livre presque sans avoir tourné une seule page.

Le bilan est cruel : une élimination dès les seizièmes de finale, une prestation jugée « insipide » par une partie de la presse algérienne, et une incapacité chronique à faire vaciller une sélection européenne. Les statistiques sont implacables : les Fennecs restent sans victoire face à une nation Européenne en Coupe du Monde depuis 1982. Le slogan du voyage retour semble déjà tout trouvé : « One… Two… Three… Retour au pays ! »

Abderrazzak Boussaid/Le7tv