Le Maroc a organisé, mardi à Vienne, un Side Event sous le thème « Sharing Experience on Emerging Threats of Cybersecurity and Artificial Intelligence », consacré au partage de l’expérience marocaine face aux menaces émergentes liées à la cybersécurité et à l’intelligence artificielle.
Cet événement a été initié en marge des travaux de la conférence internationale « Computer Security in the Nuclear World : Securing the Future » (11-15 mai à Vienne) de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) à laquelle ont pris part le directeur général de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR), Saïd Mouline, accompagné du secrétaire général de l’Agence, Reda Nour, les autorités compétentes et les experts internationaux afin d’échanger sur les enjeux émergents de la sécurité informatique appliquée au secteur nucléaire.
Présidé par l’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès des organisations internationales à Vienne Azzeddine Farhane, le Side Event de haut niveau a réuni plusieurs personnalités de premier plan, notamment l’ambassadrice de Belgique à Vienne Caroline Vermeulen, le chargé d’affaires des États-Unis à l’AIEA Howard Solomon, la directrice générale adjointe de l’AIEA Karine Herviou ainsi que des représentants d’institutions internationales et d’organismes spécialisés engagés dans le renforcement de la cybersécurité nucléaire, indique un communiqué de l’AMSSNuR.
Dans son mot d’ouverture, M. Mouline a rappelé l’importance de la coopération internationale dans le renforcement des capacités des autorités de sûreté et de sécurité pour faire face efficacement aux menaces émergentes.
M. Mouline a également souligné l’importance stratégique de la cybersécurité dans le contexte d’un environnement numérique en constante évolution et surtout lorsqu’il s’agit du monde nucléaire, tout en mettant en exergue les initiatives menées par l’AMSSNuR avec l’appui de ses partenaires internationaux, notamment l’AIEA, la National Nuclear Security Administration (NNSA) des États-Unis et l’Agence fédérale de contrôle nucléaire de Belgique (AFCN), ajoute le communiqué.
Pour sa part, l’adjoint de la cheffe de la NNSA Andrew Vogt a présenté la circulaire de l’AIEA « INFCIRC/908 » sur la menace interne, à l’occasion de son 10e anniversaire, en passant en revue les principales réalisations de ce Groupe de Travail International qui réunit plus d’une trentaine de pays en plus de l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL) ainsi que les futurs défis auxquels l’INFCIRC/908 doit faire face vu les menaces croissantes.
M. Vogt a mis également en exergue le rôle principal de l’AMSSNuR dans l’organisation de l’événement régional en octobre 2025 à Rabat sur la cybersécurité en faveur des pays africains francophones, qui s’inscrit dans le cadre d’une coopération solide et à long terme entre les deux institutions (AMSSNuR et NNSA).
Dans le même cadre, le secrétaire général de l’AMSSNuR a introduit durant sa présentation le contexte national quant à l’utilisation des applications nucléaires et radiologiques et rappelé l’engagement constant du Royaume en faveur du renforcement du cadre national de sécurité nucléaire, en conformité avec les instruments internationaux juridiquement contraignants.
Il a mis en avant le rôle actif du Maroc en tant que signataire de l’INFCIRC/908 sur la menace interne et membre de son Groupe de Travail International depuis sa création en 2016. M. Nour a également souligné les efforts déployés par l’AMSSNuR au cours des dernières années en matière de développement des capacités, de renforcement réglementaire et de coopération régionale à l’échelle africaine dans les domaines de la cybersécurité et de l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle.
La contribution de l’AMSSNuR à cette conférence internationale consolide son engagement constant en faveur du renforcement du cadre national de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques, de la sécurisation des systèmes numériques critiques associés aux infrastructures vitales et aux installations sensibles ainsi que le raffermissement de la coopération internationale afin de faire face aux défis émergents liés à la cybersécurité dans un domaine nucléaire en pleine digitalisation, conclut le communiqué.
La rédaction/Le7tv