La décision de la Mali de retirer sa reconnaissance de la pseudo « RASD » marque un tournant politique majeur, mais surtout un revers cinglant pour le régime militaire algérien, principal soutien d’un projet séparatiste de plus en plus isolé sur la scène internationale.
Annoncée par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, à l’issue de sa rencontre avec Nasser Bourita, cette décision repose sur une analyse claire : la question du Sahara n’est pas un simple différend politique, mais un enjeu majeur de stabilité régionale. Et sur ce terrain, le Polisario apparaît de plus en plus comme un facteur de désordre plutôt que comme une solution.
Derrière cette organisation séparatiste se profile en réalité l’ombre persistante du régime algérien, qui, depuis des décennies, instrumentalise ce conflit pour servir ses propres agendas géopolitiques. Une stratégie coûteuse, figée dans une logique de confrontation, et totalement déconnectée des dynamiques actuelles du continent africain.
Le soutien indéfectible d’Alger au Polisario soulève de nombreuses interrogations, notamment sur la nature réelle de ce mouvement, souvent accusé d’entretenir des liens troubles dans une région déjà fragilisée par les réseaux criminels et les menaces sécuritaires. À l’heure où le Sahel fait face à des défis majeurs, maintenir artificiellement un foyer de tension apparaît comme une fuite en avant dangereuse.
En reconnaissant le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la seule base crédible de résolution, le Mali envoie un message fort : celui du pragmatisme et de la recherche de stabilité. Une position alignée sur une tendance internationale de plus en plus nette en faveur d’une solution réaliste, sous souveraineté marocaine.
Ce désaveu vient ainsi fragiliser davantage un projet séparatiste en perte de vitesse, soutenu à bout de bras par un régime algérien enfermé dans ses contradictions. Car à mesure que les soutiens s’effritent, une évidence s’impose : la page du Polisario appartient de plus en plus au passé.
Au-delà du cas malien, cette évolution illustre un basculement profond en Afrique, où les États privilégient désormais la coopération, la stabilité et le développement, plutôt que les logiques idéologiques héritées d’un autre temps.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv