Réunie au Complexe Mohammed VI de football ce 2 avril, la Task Force réunissant le Maroc et la France a marqué une nouvelle étape décisive dans la préparation de la Coupe du monde 2030. Bien au-delà de l’organisation d’un simple événement sportif, cette initiative s’inscrit dans une vision globale visant à générer un impact durable sur les plans économique, social et humain.
À l’approche de ce rendez-vous planétaire, coorganisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, Rabat et Paris renforcent leur coordination autour d’objectifs communs. Cette rencontre de haut niveau a rassemblé plusieurs figures clés, dont Fouzi Lekjaa, président de la Fédération Royale Marocaine de Football, Nicolas Forissier, ministre délégué français chargé du Commerce extérieur, et Philippe Diallo. À leurs côtés, d’autres responsables institutionnels et économiques ont pris part aux échanges, illustrant l’ampleur de cette mobilisation.
Dès l’ouverture, Fouzi Lekjaa a rappelé que ce Mondial s’inscrit dans une dynamique stratégique impulsée par la vision de Mohammed VI, faisant du sport un levier structurant de développement. Pour lui, l’horizon 2030 dépasse largement l’échéance sportive et représente une étape clé dans un processus de transformation globale du Royaume, appuyé notamment par des infrastructures modernes comme le Complexe Mohammed VI.
De son côté, Nicolas Forissier a insisté sur la dimension « gagnant-gagnant » de cette coopération, saluant l’ambition marocaine et la qualité de son organisation. Il a souligné la volonté de la France de s’engager pleinement aux côtés du Maroc, notamment à travers la participation d’entreprises françaises venues explorer les nombreuses opportunités offertes par ce projet d’envergure.
L’impact attendu du Mondial 2030 ne se limite pas aux infrastructures sportives. Il devrait agir comme un véritable catalyseur économique, stimulant des secteurs clés tels que le transport, l’énergie, le tourisme, ou encore le digital. Le Maroc se positionne ainsi comme un carrefour stratégique entre l’Europe et l’Afrique, renforçant son attractivité à l’échelle internationale.
Par ailleurs, la dimension humaine occupe une place centrale dans cette coopération. Philippe Diallo a mis en avant l’importance de placer la jeunesse au cœur de ce projet, en valorisant les valeurs du sport telles que l’inclusion, la solidarité et l’éducation. Dans cette optique, les deux fédérations envisagent de renforcer leur partenariat à travers des programmes de formation, d’échanges d’expertise et d’organisation d’événements communs.
Porté par une vision claire et une ambition affirmée, le Maroc confirme son statut de pôle régional incontournable. À travers cette coopération renforcée avec la France, le Royaume entend faire de la Coupe du monde 2030 un modèle de réussite et un héritage durable, tout en consolidant une relation bilatérale exemplaire sur la scène internationale.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv