Droits des Femmes: Focus à New York (ONU) sur l’expérience pionnière du Maroc

Nations Unies (New York) – L’expérience pionnière du Maroc en matière d’autonomisation des femmes et de promotion de leurs droits a été mise en avant, mardi à New York, à l’occasion d’un événement présidé par la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naïma Ben Yahia.

Organisé par le ministère en partenariat notamment avec l’Union nationale des femmes du Maroc et en coopération avec ONU-Femmes et le Fonds des Nations Unies pour la population, cet événement vise à mettre en avant l’importance de l’accès à la justice pour les femmes victimes de violence et son impact sur le renforcement de leurs droits et leur implication dans la dynamique de développement.

Intervenant à cette occasion, le Wali coordonnateur national de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), Mohammed Dardouri, a d’emblée souligné que l’INDH accorde une attention particulière aux filles et aux femmes, en leur attribuant un rôle de premier plan dans ses différents programmes et interventions.

Il a, dans ce cadre, rappelé, que depuis son lancement en 2005 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’INDH oeuvre pour préserver la dignité des citoyens en luttant contre la pauvreté, l’exclusion et la vulnérabilité, en réduisant les disparités spatiales et sociales et en facilitant l’intégration socio-économique des groupes vulnérables dans la société.

M. Dardouri a, par ailleurs, indiqué que l’INDH et le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille travaillent de concert pour contribuer à l’amélioration des services destinés aux femmes et aux filles, notamment dans le milieu rural, à travers l’implication de partenaires actifs de la société civile, ajoutant que des associations pionnières ont su s’imposer comme des partenaires exemplaires et des modèles en matière de gestion, de plaidoyer et de contribution à l’élaboration de solutions efficaces aux problèmes sociaux.

Il a, à ce propos, cité l’exemple de l’Union nationale des femmes du Maroc, présidée par Son Altesse Royale La Princesse Lalla Meryem, qui s’acquitte d’un rôle essentiel dans la défense des droits des femmes et la promotion de leur autonomisation sociale et économique.

Il a, en outre, relevé le rôle de l’INDH dans l’intégration économique des femmes afin d’améliorer leur statut au sein de la société, en finançant des projets coopératifs dans plusieurs secteurs vitaux, et en soutenant d’autres projets mobiles portés par de jeunes femmes bénéficiant notamment d’un soutien technique et financier au sein de plateformes mises en place dans toutes les préfectures et régions du Royaume.

De son côté, la présidente de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), Latifa Akharbach, qui s’exprimait en sa qualité de membre du Conseil d’administration de l’Union nationale des femmes du Maroc, a mis en avant les progrès significatifs accomplis par le Maroc en matière d’autonomisation des femmes, grâce à l’engagement indéfectible de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Elle a, par ailleurs, relevé que pour l’Union nationale des femmes du Maroc, l’accès à la justice est un “test fondamental” de la réalité de l’égalité sur le terrain, précisant que l’Union repose, dans son action en faveur des femmes, sur trois piliers stratégiques, à savoir la proximité spatiale, la coordination inter-institutionnelle et l’autonomisation économique et sociale comme condition d’un accès durable à la justice.

Évoquant les initiatives marquantes en faveur de la gent féminine, Mme Akharbach a cité la Déclaration de Marrakech de 2020 qui marque une étape déterminante dans la lutte contre la violence basée sur le genre et qui contribue au renforcement de la coordination et de la convergence des politiques publiques.

Pour sa part, la députée Najwa Koukouss, présidente du Groupe de travail thématique sur l’égalité et la parité à la Chambre des représentants, a mis en relief l’adhésion de l’institution législative marocaine aux efforts collectifs visant à mettre en oeuvre les dispositions de la Constitution et des conventions internationales ratifiées par le Maroc relatives à la promotion de l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes.

Elle a indiqué que le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’est engagé dans une dynamique de réforme législative et institutionnelle dans l’objectif de consolider les garanties juridiques consacrant les droits des femmes.

Évoquant l’engagement de la Chambre des représentants dans cette dynamique, la députée a rappelé la mise en place du Groupe de travail thématique sur l’égalité et la parité qui scrute les questions liées à la femme, à travers des réunions et des séances d’écoute avec les acteurs gouvernementaux, les institutions constitutionnelles concernées et les associations de la société civile.

Elle a également cité la mise en place du Groupe de travail thématique chargé d’évaluer les conditions et les circonstances de la mise en œuvre de la loi N° 103.13 relative à la lutte contre la violence à l’égard des femmes.

Parmi les textes législatifs adoptés par la Chambre des représentants et qui contribuent à la protection des droits des femmes et renforcent leur accès à la justice, Mme Koukouss, qui conduit la délégation parlementaire à cet événement, a mentionné la loi N° 38.15 relative à l’organisation judiciaire et la loi N° 62.06 modifiant et complétant le Code de la nationalité marocaine.

Abondant dans le même sens, Ouafae Zouidi, Chef du pôle coopération judiciaire internationale et des droits de l’Homme à la Présidence du ministère public, a indiqué, dans son intervention, que le Maroc a fait de la protection des femmes et des filles et du renforcement de leur accès à la justice une priorité dans ses politiques publiques, conformément à ses engagements constitutionnels et internationaux.

Dans ce cadre, elle a noté que la Présidence du ministère public, de par son rôle central dans la mise en oeuvre de la politique pénale, veille à sensibiliser les procureurs dans les différents tribunaux du Royaume à la nécessité d’une application stricte de la loi relative à la lutte contre la violence à l’égard des femmes, avec des garanties d’ouvrir des enquêtes immédiates et efficaces et d’engager des poursuites judiciaires.

Parmi les initiatives entreprises par la Présidence du ministère public pour faciliter l’accès à la justice pour les femmes victimes de violence, l’intervenante a cité la mise en place de plateformes numériques dédiées notamment aux plaintes, outre des programmes de formation au profit des acteurs judiciaires chargés des questions liées à la violence faite aux femmes.

Pour des fins de sensibilisation, la Présidence du ministère public a également lancé des supports audiovisuels et produit des films-documentaires mettant en lumière les dangers liés à la violence à l’égard des femmes et sensibilisant le public aux services judiciaires, sociaux et de santé disponibles.

Cet événement s’inscrit dans le cadre de la 70è session de la Commission de la condition de la femme (CSW70), qui se tient au siège de l’ONU du 09 au 19 mars sous le thème “Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice, notamment à travers la promotion des systèmes juridiques inclusifs et équitables, et l’élimination des lois, politiques et pratiques discriminatoires et tout autre obstacle structurel à la réalisation de l’équité”.

La rédaction/Le7tv