Décidément, être allié de la junte militaire algérienne semble être devenu un métier à haut risque. À croire qu’il existe une étrange malédiction : plus on se rapproche d’Alger, plus la carrière politique devient fragile… voire éphémère.
La liste commence à ressembler à un véritable musée des régimes déchus ou vacillants. D’abord Bachar el-Assad, longtemps présenté comme un pilier du fameux « axe de la résistance », contraint de quitter Damas pour trouver refuge à Moscou. Ensuite Hassan Nasrallah, figure emblématique du groupe terroriste Hezbollah, dont la disparition tragique a marqué un tournant majeur dans l’équilibre régional.
Et voilà maintenant Ali Khamenei, le guide suprême iranien, emporté dans la tourmente des frappes qui ont secoué Téhéran. Un autre acteur majeur d’un axe politique qui, hier encore, prétendait défier l’ordre international… et qui aujourd’hui ressemble de plus en plus à un club d’anciens combattants.
Entre-temps, de l’autre côté de l’Atlantique, Nicolás Maduro lui aussi a vu son pouvoir vaciller sérieusement. Encore un nom souvent cité parmi les alliés idéologiques du régime algérien.
De quoi faire sourire certains observateurs qui ironisent désormais sur la « malédiction d’Alger » : quiconque entre dans le cercle des amis de Tebboune et de Chengriha semble tôt ou tard disparaître du paysage politique.
Bien sûr, la géopolitique n’obéit pas aux superstitions. Mais les faits sont têtus : les régimes qui composaient autrefois ce bloc anti-occidental s’effritent progressivement sous le poids des crises internes, des pressions internationales et de leurs propres contradictions.
Résultat : pendant que le monde change à grande vitesse, le cercle d’alliés du régime algérien se réduit comme peau de chagrin. Et à ce rythme-là, certains analystes plaisantent déjà : à Alger, il ne restera bientôt plus qu’une seule alliance solide… celle entre Tebboune et Chengriha eux-mêmes.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv