Le Congressman Joe Wilson appelle le régime Algérien à rompre avec le Polisario

Le ton monte sur la scène internationale à l’égard d’Alger. Au lendemain de la réunion de Madrid consacrée à la question du Sahara Marocain, le Congressman Américain Joe Wilson a adressé un message particulièrement ferme au pouvoir algérien, l’exhortant à rompre avec les terroristes du Polisario, qu’il qualifie sans détour d’organisation aux relents idéologiques extrémistes et déstabilisateurs.

Dans une déclaration publique, l’élu républicain a invité les autorités algériennes à saisir l’opportunité diplomatique actuelle pour réorienter leur stratégie régionale et privilégier un rapprochement avec Washington. Selon lui, une relation solide avec les États-Unis offrirait à l’Algérie des perspectives bien plus avantageuses sur les plans économique, militaire et stratégique que la poursuite d’alliances controversées et coûteuses sur le plan diplomatique.

Joe Wilson a insisté sur le fait que le soutien persistant d’Alger au Polisario constitue, à ses yeux, un facteur majeur d’instabilité au Maghreb. Il a appelé les dirigeants algériens à abandonner ce qu’il décrit comme un projet idéologique dépassé, estimant qu’une telle rupture ouvrirait la voie à une solution politique durable autour de l’initiative d’autonomie soutenue par plusieurs partenaires internationaux.

Le parlementaire américain a également évoqué la nécessité pour l’Algérie de revoir certaines de ses alliances extérieures, suggérant qu’un repositionnement stratégique pourrait transformer l’avenir du pays et bénéficier directement à sa population. Cette sortie s’inscrit dans la continuité de ses positions antérieures : en juin 2025, Joe Wilson avait déjà déposé au Congrès une proposition de loi visant à classer le Polisario parmi les organisations terroristes, texte soutenu de manière bipartisane.

Figure influente au Capitole et réputé proche des cercles stratégiques américains favorables au Maroc, Wilson s’était récemment entretenu avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, confirmant son implication active dans les dossiers liés à l’équilibre géopolitique en Afrique du Nord.

Par cette prise de position tranchée, le message envoyé à Alger est limpide : dans un contexte international marqué par la recomposition des alliances et la montée des enjeux sécuritaires, le maintien de politiques jugées rigides et idéologisées pourrait isoler davantage le régime, tandis qu’un virage pragmatique ouvrirait la voie à une intégration plus constructive dans les dynamiques régionales et internationales.

La rédaction/Le7tv