5ème édition du Forum Parlementaire Maroco-Français: Rachid Talbi Alami met en avant les initiatives Royales comme levier d’investissements et moteur de l’essor Africain

Le Président de la Chambre des Représentants, Rachid Talbi Alami, a souligné le rôle stratégique des initiatives lancées par le Roi Mohammed VI pour favoriser l’essor économique du continent africain et attirer davantage d’investissements structurants, affirmant que le Maroc et la France peuvent jouer un rôle central dans cette dynamique.

S’exprimant jeudi lors de l’ouverture de la 5e édition du Forum parlementaire maroco-français, Talbi Alami a indiqué que les provinces du Sud constituent aujourd’hui un espace clé de connexion entre l’Afrique et l’Europe, grâce aux importants projets de développement multidimensionnels qui y sont déployés.

Selon lui, le Maroc et la France, avec leurs partenaires respectifs, sont en mesure de contribuer activement à la mobilisation des financements et des investissements nécessaires aux grands projets stratégiques initiés par le Royaume en faveur d’une Afrique équitable, intégrée et prospère, capable de s’imposer comme un pôle attractif sur la scène internationale.

Le responsable parlementaire a également insisté sur la responsabilité qui incombe aux institutions législatives des deux pays dans l’accompagnement de cette nouvelle dynamique bilatérale. Il a souligné que les parlements marocain et français doivent jouer un rôle moteur, non seulement sur le plan législatif, mais aussi en formulant des propositions concrètes et en soutenant activement la mise en œuvre des partenariats en cours.

Talbi Alami a par ailleurs mis en avant la nécessité d’impliquer davantage l’opinion publique ainsi que les acteurs politiques, économiques et sociaux dans cette coopération, afin de renforcer son caractère institutionnel et d’assurer un suivi démocratique par les instances représentatives.

Il a ensuite rappelé l’importance des initiatives royales visant à faciliter l’émergence économique du continent africain, les qualifiant d’opportunités majeures pour bâtir une prospérité partagée. À cet égard, il a évoqué l’Initiative des États africains atlantiques, qui concerne un espace regroupant 23 pays représentant près de la moitié de la population africaine et plus de la moitié du produit intérieur brut du continent, s’étendant de Tanger jusqu’au Cap de Bonne-Espérance.

Le président de la Chambre des représentants a également souligné le potentiel économique considérable de cette zone, riche en ressources naturelles et porteuse d’opportunités dans des secteurs clés pour l’avenir. Cette initiative, a-t-il rappelé, s’inscrit dans une vision plus large incluant l’ouverture de l’accès à l’océan Atlantique pour les pays du Sahel ne disposant pas de façade maritime, ainsi que le projet de gazoduc Nigeria-Maroc traversant plusieurs pays africains.

Talbi Alami a également insisté sur la profondeur des relations entre le Maroc et la France, qui dépassent largement le seul cadre économique pour s’appuyer sur des liens humains, culturels et académiques particulièrement solides, illustrés par la vitalité des communautés marocaine en France et française au Maroc, ainsi que par les nombreux échanges scientifiques et culturels.

Il a également salué la contribution des productions intellectuelles et littéraires francophones liées au Maroc, qui participent au rayonnement culturel du Royaume et à une meilleure compréhension de son histoire, de sa diversité et de ses enjeux stratégiques.

Dans un contexte international marqué par des incertitudes géopolitiques et économiques, Talbi Alami a estimé que le Maroc et la France, en tant que pays riverains de la Méditerranée et de l’Atlantique, ont un rôle important à jouer dans la stabilité régionale et la promotion des valeurs de démocratie, de liberté et de justice dans les relations internationales.

Enfin, il a plaidé pour le renforcement de la coopération dans des secteurs porteurs d’avenir, notamment les énergies renouvelables, la transition énergétique, l’économie verte, l’intelligence artificielle, la gestion et la déstalinisation de l’eau, le transport durable et les infrastructures nécessaires au commerce international.

Selon lui, la convergence des efforts entre les deux pays permettra de favoriser les investissements, le transfert de technologies et le partage des compétences, tout en renforçant l’action commune en direction du continent africain, considéré comme un horizon stratégique majeur pour les deux nations.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv