Ce mercredi 28 janvier 2026, Londres sera le théâtre d’un rendez-vous historique du football féminin mondial. Au Brentford Stadium, l’AS FAR du Maroc, championne d’Afrique en titre, défie Arsenal Women, reine de l’Europe, en demi-finale de la toute première Coupe féminine des champions de la FIFA. Une affiche prestigieuse qui met à l’honneur l’excellence africaine face à l’élite européenne.
Véritable référence du football féminin sur le continent, l’AS FAR s’est frayé un chemin vers ce dernier carré avec autorité et caractère. Les Rabataises ont d’abord conquis la Ligue des champions de la CAF en dominant l’ASEC Mimosas (2-1) en finale, avant de confirmer leur stature internationale en quart de finale face aux redoutables Chinoises de Wuhan Chegu Jiangda, écartées après prolongation. Une démonstration de solidité, de maîtrise et d’ambition.
Face à elles, Arsenal s’avance avec le statut de championne d’Europe, auréolée de son succès en Ligue des champions féminine 2025 contre le FC Barcelone (1-0), grâce à la buteuse suédoise Stina Blackstenius. Mais si le palmarès des Anglaises impose le respect, leur dynamique récente reste plus contrastée, laissant entrevoir une confrontation ouverte et indécise.
L’AS FAR peut s’appuyer sur un collectif aguerri et des cadres d’expérience, à l’image de Zineb Redouani et Khadija Er-Rmichi, pour porter haut les couleurs du Maroc et de l’Afrique. Habituées aux grands rendez-vous, les joueuses de Rabat nourrissent l’ambition légitime d’inscrire leur nom dans l’histoire du football féminin mondial.
Sur le plan national, les militaires continuent d’imposer leur loi. Impressionnantes dans le derby face au FUS Rabat (4-1) et auteures d’un éclatant succès contre le Wydad Casablanca (5-0) il y a quelques semaines, elles occupent la deuxième place du championnat, à un point seulement du leader, confirmant leur régularité au plus haut niveau.
Au-delà d’une simple demi-finale, cette rencontre incarne la confrontation de deux continents, de deux écoles et d’une même quête d’excellence. Pour l’AS FAR comme pour Arsenal, l’enjeu est immense : devenir l’un des deux premiers clubs à disputer une finale mondiale féminine. Pour les Rabataises, c’est aussi l’occasion de prouver que le football féminin africain est prêt à rivaliser, sans complexe, avec les meilleures puissances du monde.