La récente visite d’une délégation du Front polisario à Washington n’a fait que confirmer une réalité désormais incontestable : le séparatisme sahraoui, artificiellement entretenu par le régime militaire algérien, a atteint une impasse historique. Loin de constituer une percée diplomatique, ce déplacement s’est soldé par une mise au point cinglante de la part des États-Unis, qui ont rappelé, sans fard ni détour, que l’autonomie sous souveraineté marocaine est l’unique cadre crédible, réaliste et reconnu pour régler définitivement le dossier du Sahara marocain.
Le message américain, transmis avec fermeté lors d’un échange direct avec un haut responsable du renseignement, a sonné comme une fin de non-recevoir pour le polisario et, surtout, pour ses parrains d’Alger. Plus question de rouvrir des débats obsolètes, plus question de ressusciter des chimères indépendantistes que la communauté internationale a reléguées aux marges de l’Histoire. La formule est sans appel : « c’est le seul cadre disponible ».
Face à cette clarté brutale, la délégation du polisario s’est illustrée par un silence révélateur. Aucun argument, aucune vision alternative, aucune capacité à proposer une issue viable. Un mutisme qui en dit long sur l’état de déliquescence politique d’un mouvement devenu prisonnier de ses contradictions internes et de sa dépendance totale au régime algérien.
Car derrière le polisario, c’est bien le régime militaire algérien qui se retrouve une nouvelle fois mis à nu. Un pouvoir obsédé par la fabrication de conflits artificiels pour masquer ses propres échecs internes, son autoritarisme chronique et son incapacité à offrir un avenir à sa jeunesse. En persistant à soutenir un projet séparatiste sans base juridique, sans légitimité populaire et sans avenir diplomatique, Alger expose son isolement croissant sur la scène internationale.
Les États-Unis, comme de nombreux autres acteurs majeurs, ont désormais tranché : l’initiative marocaine d’autonomie est la seule voie sérieuse, responsable et porteuse de stabilité régionale. Tout le reste relève de la fuite en avant, de l’idéologie figée et du refus obstiné de la réalité.
L’épisode de Washington marque ainsi un tournant symbolique : le polisario n’est plus un interlocuteur porteur d’alternatives, mais un acteur contraint de s’aligner ou de disparaître des radars diplomatiques. Quant au régime algérien, il devra tôt ou tard rendre des comptes pour avoir sacrifié des générations entières à une cause factice, instrumentalisée au détriment de la paix, de l’intégration maghrébine et de la dignité des populations séquestrées dans les camps de Tindouf. L’Histoire avance. Et elle avance sans le séparatisme.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv