CAN 2025 : Le retrait du Sénégal lors de la Finale, constitue une infraction claire à l’article 82 de la CAF

La finale de la CAN disputée le 18 janvier dernier aurait dû être une célébration du football africain. Elle restera pourtant marquée par un épisode grave, irresponsable et indigne d’un match de ce niveau : le retrait volontaire de l’équipe du Sénégal dans les vestiaires pendant plus de quinze minutes, plongeant la rencontre dans un chaos généralisé et mettant en péril l’intégrité même de la compétition.

Ce qui s’est produit ce soir-là n’a rien d’un simple moment de tension. Quitter la pelouse, refuser de reprendre immédiatement le jeu, créer un vide réglementaire, tout cela relève d’une stratégie dangereuse, aux antipodes de l’esprit sportif. Les règlements de la CAF ne sont pas des suggestions : ils existent précisément pour empêcher ce type de dérive.

L’article 82 est limpide : tout retrait non autorisé équivaut à une défaite et à une exclusion. Point final. Peu importe que l’équipe soit revenue après coup. Le mal était fait. Le match avait déjà basculé dans une zone grise que la CAF s’efforce justement d’éradiquer depuis des années.

En choisissant de se retrancher dans les vestiaires, le staff sénégalais a pris en otage le public, les officiels, les joueurs adverses et l’image du football africain. Un tel comportement, à ce stade de la compétition, relève de l’amateurisme institutionnalisé, et pose une question centrale : qui a donné l’ordre ? Et au nom de quoi ?

Le retour sur le terrain, après plus d’un quart d’heure d’interruption, n’a rien réparé. Le climat était délétère, la tension extrême, l’arbitrage sous pression, et la finale vidée de sa substance sportive. On ne joue pas une finale dans ces conditions, encore moins après une manœuvre qui s’apparente à un bras de fer avec l’autorité arbitrale.

Qu’on soit clair : la CAF ne peut pas fermer les yeux. Le règlement prévoit aussi des sanctions complémentaires pour ce type de comportement, précisément pour éviter que le précédent ne devienne une méthode. Le football africain ne peut tolérer que l’on teste ses limites par la provocation, le rapport de force ou la mise en scène du désordre.

À l’ère du professionnalisme, on gagne ou on perd sur le terrain, pas dans les vestiaires. Et toute équipe qui choisit la fuite temporaire plutôt que l’affrontement loyal porte une lourde responsabilité dans la dégradation de l’image du football continental. La CAN mérite mieux que cela. Le football africain aussi.

La rédaction/Le7tv