On connait désormais, l’identité du sénégalais qui a agressé le stadier marocain

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations ayant opposé le Maroc au Sénégal continue de susciter de vives réactions, après de violents incidents survenus à l’issue de la rencontre. Selon plusieurs témoignages et images diffusées sur les réseaux sociaux, un stadier marocain aurait été grièvement blessé lors d’altercations aux abords du stade.

 

Dans ce contexte, plusieurs vidéos devenues virales montrent un supporter sénégalais portant la lettre A au sein du groupe emblématique de supporters formant le mot S-E-N-E-G-A-L sur leurs torses, semblant impliqué dans des échanges violents. Sur la base de ces images, certains internautes soupçonnent cet individu d’avoir porté des coups qui auraient pu être à l’origine des blessures graves subies par le stadier, sans que ces éléments ne soient établis judiciairement.

Des recherches dans les archives de la presse sénégalaise indiquent que le porteur de la lettre « A » a déjà été identifié dans des reportages antérieurs consacrés à ce groupe de supporters. Dans un article publié le 7 janvier 2026 par le site Dsports.sn, intitulé « Torse nu pour la patrie : quand le S.E.N.E.G.A.L s’écrit en chair et en peinture », le porteur de cette lettre est présenté comme étant Samba Gana Seck, ouvrier du bâtiment, résidant dans le quartier de Cambérène à Dakar, et membre du groupe depuis 2004.

Par ailleurs, une photographie publiée par RFI dans un article consacré à l’histoire des « sept lettres » lors de la CAN 2022 montre les membres du groupe sans maquillage facial, permettant à certains observateurs d’effectuer des comparaisons visuelles avec les images circulant actuellement. Ces rapprochements relèvent toutefois d’un travail journalistique et ne constituent en aucun cas des preuves légales.

À ce jour, aucune déclaration officielle n’a confirmé le décès du stadier marocain, pas plus qu’aucune mise en cause judiciaire n’a été annoncée concernant l’identité des personnes éventuellement impliquées. L’enquête, si elle est en cours, demeure entourée de la plus grande discrétion.

Il est rappelé que toute personne citée dans cette affaire bénéficie pleinement de la présomption d’innocence, et que seuls les résultats d’une enquête officielle pourront établir les faits et les responsabilités éventuelles.

La rédaction/Le7tv