À la veille de la demi-finale très attendue entre le Maroc et le Nigeria, le sélectionneur national Walid Regragui s’est présenté en conférence de presse avec calme, lucidité et ambition. Un discours mesuré qui traduit la maturité d’un groupe pleinement conscient de l’enjeu.
Revenant sur la victoire face au Cameroun en quart de finale, Regragui a reconnu que cette rencontre avait marqué un tournant. « Le match contre le Cameroun a laissé un grand sentiment de satisfaction », a-t-il souligné, estimant que cette prestation avait rassuré aussi bien le public que l’entourage de la sélection sur la capacité des Lions de l’Atlas à répondre présents dans les grands rendez-vous.
Le technicien marocain a rappelé sa philosophie de gestion du tournoi : utiliser les premiers tours pour ajuster les choix tactiques et élargir les options humaines, avant de se projeter pleinement dans la phase décisive. « Chaque match a sa propre histoire », a-t-il insisté, justifiant certaines décisions audacieuses prises par le staff technique.
Interrogé sur les polémiques liées à l’arbitrage, Regragui a coupé court à toute controverse. Refusant d’alimenter un débat qu’il juge stérile, il a rappelé que les erreurs arbitrales font partie du football mondial et ne doivent pas occulter les progrès du jeu africain. « Je préfère me concentrer sur la performance de mon équipe », a-t-il martelé, appelant à soutenir les arbitres plutôt qu’à les accabler.
Concernant l’adversaire nigérian, le sélectionneur marocain n’a pas minimisé le défi. Il a salué la montée en puissance des Super Eagles depuis le début de la compétition, tout en affirmant que le Maroc est prêt, physiquement et mentalement, à livrer une bataille de haut niveau.
Entre confiance assumée et respect de l’adversaire, Walid Regragui affiche une posture claire : celle d’un sélectionneur focalisé sur l’essentiel, déterminé à mener les Lions de l’Atlas vers une nouvelle finale continentale et à confirmer la continuité du projet sportif marocain.