Depuis le 1er janvier, le Conseil de Sécurité des Nations Unies entame un nouveau cycle avec l’entrée de cinq membres non permanents : le Bahreïn, la République démocratique du Congo, le Libéria, la Lettonie et la Colombie. Une recomposition qui n’a rien d’anodin pour le Royaume du Maroc, tant le Conseil demeure l’arène centrale où se joue le règlement définitif du différend artificiel autour du Sahara marocain.
Une configuration diplomatique nettement favorable à Rabat:
Cette nouvelle composition constitue un acquis stratégique majeur pour le Maroc. Trois des nouveaux membres — le Bahreïn, la RDC et le Libéria — affichent une reconnaissance claire et assumée de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Cette position ne relève pas d’un simple discours diplomatique, mais s’est matérialisée par l’ouverture de consulats à Laâyoune et Dakhla, actes politiques forts qui traduisent un alignement concret avec la vision marocaine.
Ce soutien explicite renforce considérablement le poids du Royaume dans les cercles décisionnels onusiens et contribue à isoler davantage les thèses séparatistes portées par le Polisario et son parrain algérien, dont l’influence ne cesse de s’éroder sur la scène internationale.
La primauté de l’autonomie, désormais consacrée:
Le Maroc aborde cette nouvelle phase avec un avantage certain : les dernières résolutions du Conseil de sécurité ont consacré l’initiative marocaine d’autonomie comme la seule base sérieuse, crédible et réaliste pour une solution politique durable. Ce n’est plus une option parmi d’autres, mais bien le cadre de référence central des discussions, comme l’a confirmé la résolution 2797.
Rabat bénéficie également de l’appui constant de membres permanents influents du Conseil, tandis que plusieurs États adoptent désormais une neutralité bienveillante, rompant avec les postures idéologiques du passé.
Des présidences clés sous observation:
La présidence du Conseil de sécurité en avril 2026 sera assurée par le Bahreïn, un allié stratégique du Maroc sur la question du Sahara. Cette période coïncidera avec la présentation du briefing de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, un moment décisif pour consolider les acquis et maintenir la pression en faveur d’un processus politique fondé sur l’autonomie.
En octobre, la Grèce présidera le Conseil lors de l’examen et de l’adoption de la prochaine résolution. Rabat peut compter sur la solidité de ses relations bilatérales avec Athènes, qui considère depuis plusieurs années le plan d’autonomie marocain comme une initiative sérieuse et crédible, rejoignant ainsi des positions européennes de plus en plus convergentes.
La reconnaissance de la marocanité du Sahara par un nombre croissant d’États, y compris en Afrique, en Amérique latine et en Europe, accentue l’isolement du Polisario. La Colombie et la Lettonie, sans être des soutiens déclarés, n’expriment aucune hostilité envers l’initiative d’autonomie, ce qui contribue à rééquilibrer durablement les positions au sein du Conseil.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv