Le comportement des journalistes et supporters algériens a atteint des sommets… d’irrespect et de frustration. La cible cette fois ? Léa, la fille du sélectionneur de l’équipe nationale algérienne. Venue simplement assister au match, elle s’est retrouvée au centre d’une chasse médiatique digne d’un feuilleton burlesque.
Poussés par leur frustration collective, ces pseudos journaleux n’ont pas hésité à tourner autour de la jeune femme, caméra et micro à la main, sous prétexte de l’interviewer. Une scène qui aurait été comique si elle n’avait pas frôlé l’indécence.
Face à cette mascarade, le sélectionneur Petkovic a eu le mérite de poser LA question qui cloue le bec : « Vous voulez interviewer ma fille en qualité de qui ou de quoi ? » Un simple éclat de lucidité dans un théâtre de l’absurde.
Et là, difficile de ne pas rire (jaune) : ces journalistes et supporters en quête de buzz semblaient avoir oublié que la dignité d’autrui n’est pas un accessoire optionnel. Leur obsession pour l’inutile et le voyeurisme trahit non seulement leur manque de professionnalisme, mais aussi la profonde frustration qui règne dans certains cercles sportifs algériens.
Au final, la leçon est limpide : entre indignation mal placée et zèle pathétique, certains préfèrent faire du spectacle à défaut de faire du journalisme. Et Léa, elle, a pu montrer ce que tout le monde aurait dû comprendre depuis longtemps : elle n’est pas là pour être un objet d’interview, mais juste une spectatrice… et un symbole involontaire de la décadence du journalisme de cour.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv