Luís Filipe Tavares, l’ancien Ministre AE et de la Défense du Cap-Vert salue la clairvoyance de SM le Roi et appelle l’Union Africaine à corriger “l’erreur historique” de 1982

La 17ᵉ édition des MEDays, organisée à Tanger sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a été marquée par une prise de position majeure venue du Cap-Vert. Luís Filipe Tavares, ancien ministre capverdien des Affaires étrangères et figure respectée de la diplomatie africaine, a livré une déclaration forte, saluant la nouvelle dynamique créée par la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU — et appelant l’Union africaine à s’aligner sur ce tournant historique.

Pour Tavares, la résolution 2797 constitue bien plus qu’un simple texte onusien : c’est la reconnaissance la plus claire, à ce jour, du plan marocain d’autonomie présenté en 2007, décrit comme la seule voie « crédible, réaliste et durable » pour mettre fin au différend régional autour du Sahara.

« Nous venons d’assister à un moment politique et historique, décisif pour le Maroc mais aussi pour l’Afrique tout entière », affirme-t-il, saluant la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dont la diplomatie éclairée et la politique de développement ont renforcé la stature internationale du Royaume.

Un appel direct à l’Union Africaine : “Il faut expulser le Polisario”:

Fort de cette évolution, l’ancien chef de la diplomatie capverdienne estime que l’Union africaine doit désormais assumer ses responsabilités : « Après la résolution 2797, l’UA doit corriger l’erreur de 1982 et expulser le Polisario. Cette entité n’est pas un État. Son admission fut une anomalie politique et juridique. Il est temps d’y mettre fin. »

Tavares rappelle que jamais, dans l’histoire de l’organisation continentale, un mouvement non-étatique n’avait été admis comme membre à part entière. Une décision qu’il qualifie de « rupture dangereuse avec les principes mêmes du droit international ».

L’ancien ministre insiste : l’heure n’est ni à la polémique ni à la crispation, mais à la cohérence stratégique. « Il faut réparer cette faute de façon apaisée, réfléchie et déterminée. Toute l’Afrique attend que l’Union africaine retrouve sa crédibilité institutionnelle en s’alignant sur la légalité internationale. »

Selon lui, l’UA ne peut demeurer immobile alors que le Conseil de sécurité a clairement consacré le plan d’autonomie comme unique cadre politique réaliste.

Le Maroc, moteur de stabilité et de développement

Luís Filipe Tavares a également tenu à saluer le rôle moteur joué par le Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, dans la consolidation de la paix et de la stabilité en Afrique. Il a souligné le « développement spectaculaire » du Royaume, devenu un modèle continental en matière d’infrastructures, de diplomatie économique et d’investissements en Afrique.

Clore un chapitre, en ouvrir un autre

Pour le diplomate capverdien, le message est limpide : « Le temps est venu d’ouvrir un nouveau chapitre fondé sur la stabilité, la paix et la cohérence. L’Afrique ne peut avancer en portant une anomalie historique dans ses institutions. »

Aux MEDays de Tanger, cette prise de position a résonné comme un signal fort : l’Afrique reconnaît de plus en plus que la solution au différend régional passe par la voie marocaine — et que le leadership de SM le Roi Mohammed VI continue de tracer les contours d’un avenir continental fondé sur la stabilité et le développement partagé.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv