Une fois de plus, le régime militaire algérien révèle sa véritable nature : celle d’une diplomatie faite de contradictions, d’opportunisme et de mensonges. Lors de la dernière session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, Alger a voté en faveur de la Déclaration de New York prônant le règlement pacifique de la question de Palestine à travers la solution à deux États, avec Israël et la Palestine côte à côte.
Un vote qui démasque l’hypocrisie d’un pouvoir qui, depuis des décennies, abreuve ses citoyens et l’opinion publique arabe de discours incendiaires contre ce qu’il appelle « l’entité sioniste ». À longueur de tribunes, le régime militaire algérien prétend être le seul défenseur authentique de la cause palestinienne, allant jusqu’à clamer qu’il se tiendra aux côtés de la Palestine « qu’elle ait raison ou tort ». Mais derrière cette rhétorique creuse, la réalité est tout autre : Alger cautionne, par son vote, la reconnaissance de l’État d’Israël.
Cette duplicité illustre parfaitement la diplomatie du camouflage pratiquée par le régime algérien : un langage démagogique destiné à galvaniser la rue arabe et à masquer ses propres échecs politiques, économiques et sociaux. En vérité, le pouvoir algérien n’agit ni par conviction, ni par fidélité aux principes, mais uniquement par calcul diplomatique, oscillant au gré de ses intérêts immédiats.
L’Algérie démontre ainsi qu’elle n’est ni un modèle de cohérence, ni un acteur fiable sur la scène internationale. Sa prétendue fidélité à la cause palestinienne n’est qu’un instrument de propagande destiné à manipuler son opinion publique et à détourner les regards de la crise profonde qui ronge le pays.
Ce vote est un aveu éclatant : derrière les slogans enflammés, le régime militaire algérien pratique la diplomatie du mensonge, de l’hypocrisie et de l’opacité.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv