La tension au Proche-Orient franchit un nouveau seuil. Ce mardi, plusieurs explosions ont été entendues à Doha, au Qatar, provoquant un vif émoi au sein de la population et des autorités locales. Selon un communiqué officiel, l’armée israélienne a confirmé avoir mené une frappe ciblée contre des « hauts responsables » du mouvement palestinien Hamas. Cinq d’entre-eux au moins, serait morts dans cette attaque. Cependant, le décès de Khaled Mechaal n’a pas été confirmé jusqu’à présent.
Israël revendique une opération « ciblée » :
Dans sa déclaration, l’armée israélienne, appuyée par le service de sécurité intérieure (Shin Bet), a affirmé avoir visé la « haute direction de l’organisation terroriste Hamas ». Bien que le communiqué ne précise pas le lieu exact de l’attaque, des sources concordantes rapportent que les domiciles de plusieurs dirigeants du mouvement, dont Khaled Mechaal, ancien chef politique du Hamas, auraient été directement touchés.
Réaction immédiate de Doha
De son côté, le Qatar a vivement réagi en dénonçant une attaque qualifiée de « lâche », qui a visé des habitations résidentielles dans sa capitale. Le ministère des Affaires étrangères qatari a condamné ce qu’il considère comme une « violation flagrante de la souveraineté nationale » et a appelé la communauté internationale à réagir fermement face à cette escalade jugée inédite.
Une escalade aux répercussions régionales
Cette frappe qui a éliminé au moins 5 des hauts responsables du Hamas marque une étape d’une gravité sans précédent dans le conflit israélo-palestinien, en projetant ses répercussions bien au-delà de la bande de Gaza. Le choix de Doha, acteur clé des médiations régionales et hôte de plusieurs responsables du Hamas, pourrait redéfinir les équilibres diplomatiques déjà fragiles dans la région.
Alors que les premières réactions affluent sur la scène internationale, de nombreux observateurs redoutent une montée des tensions entre Israël et le Qatar, mais aussi une crispation accrue autour de la question palestinienne dans les capitales arabes.
Abderrazzak Boussaid/le7tv