Faillite Économique en Algérie: À court de devises, le régime des « Généraux » décide de stopper les importations

Le régime algérien dévoile une fois de plus l’ampleur de son incapacité à gérer les affaires économiques du pays. Alors que les pénuries se multiplient et que les chaînes d’approvisionnement sont au bord de l’asphyxie, les autorités, prises de panique, ont annoncé ce dimanche 3 août 2025 la libération « exceptionnelle » de milliers de cargaisons bloquées depuis des semaines dans les ports, aéroports et zones douanières du pays. Une décision en forme d’aveu d’échec.

Cette volte-face précipitée n’est pas le fruit d’une stratégie économique réfléchie, mais d’une urgence absolue face à une économie à l’agonie, où la moindre denrée devient un luxe et où les industriels étouffent sous les restrictions. Ce régime, enfermé dans ses propres contradictions idéologiques, a mené une politique d’étouffement des importations sans jamais bâtir une industrie nationale capable de prendre le relais. Résultat : un pays riche en ressources naturelles, mais incapable d’approvisionner ses supermarchés ou ses usines.

Une gestion autoritaire et improvisée du commerce extérieur:

Sous couvert de protectionnisme et de « promotion du produit local », Alger a instauré un régime de terreur économique, bloquant les domiciliations bancaires, multipliant les restrictions non officielles et maintenant des cargaisons entières dans des limbes bureaucratiques. Ce sabotage organisé a paralysé des secteurs entiers de l’économie, des distributeurs alimentaires aux entreprises industrielles, en passant par la pharmacie et l’agroalimentaire.

La décision de libérer exceptionnellement les marchandises bloquées depuis des mois n’est ni un plan de relance ni une réforme : c’est une rustine sur un système à la dérive. Loin de rassurer, cette mesure démontre le degré d’improvisation et de panique qui règne au sommet de l’État algérien. Une fois encore, les fameuses « autorités supérieures du pays » interviennent à la dernière minute, non pas pour impulser une vision, mais pour éteindre l’incendie qu’elles ont elles-mêmes allumé.

Quand la propagande ne suffit plus à cacher la faillite:

Le mythe d’un État fort, indépendant économiquement, et protecteur de ses citoyens, s’écroule jour après jour. Malgré les milliards générés par les hydrocarbures, le pays est incapable de satisfaire les besoins fondamentaux de sa population ou de garantir un climat économique sain à ses entrepreneurs. Le Conseil du Renouveau Économique Algérien (CREA) a tiré la sonnette d’alarme dès le mois de juin, alertant sur la paralysie provoquée par l’accumulation de milliers de conteneurs bloqués — certains depuis des mois. En vain.

La réalité est crue : l’Algérie n’a plus d’argent pour importer librement, plus de stratégie industrielle crédible, et plus de crédibilité auprès de ses propres opérateurs économiques. La peur, la censure et la désinformation ne suffisent plus à camoufler le naufrage.

Un régime figé dans l’idéologie, incapable d’agir pour son peuple:

Plutôt que d’ouvrir son économie, d’assainir son climat des affaires ou de miser sur des partenariats durables, Alger persiste dans la fermeture, la défiance, et le contrôle autoritaire. Et pendant que ses voisins, à commencer par le Maroc, multiplient les investissements, les partenariats stratégiques et les réformes audacieuses, le régime algérien continue de brider son peuple par son incompétence et sa paranoïa.

La décision du 3 août est donc bien plus qu’un simple assouplissement administratif : c’est une preuve supplémentaire que l’Algérie est gouvernée dans la panique, par des dirigeants coupés des réalités économiques, incapables d’anticiper, et encore moins de réformer.

Le temps des slogans est révolu. Le peuple algérien, comme les opérateurs économiques du pays, mérite mieux que des demi-mesures improvisées. Il mérite une gouvernance responsable, transparente et tournée vers l’avenir – tout ce que ce régime n’est plus en mesure d’offrir.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv