Décès d’Ahmed Faras : Le Maroc pleure sa légende éternelle du football

Le football marocain est en deuil. Ahmed Faras, icône incontestée du sport national et premier Ballon d’Or africain de l’histoire du Maroc, s’est éteint ce mercredi 16 juillet, laissant derrière lui une empreinte indélébile dans l’âme de tout un pays.

Véritable légende vivante devenue mythe, Faras restera à jamais le génie au pied gauche magique, capable de faire vibrer les stades et les cœurs par sa vision du jeu, son élégance, et son efficacité devant les buts.

Un parcours exemplaire, une fidélité inébranlable:

Né à Mohammedia, « la cité des fleurs », Ahmed Faras s’est formé et a évolué toute sa carrière dans son club de cœur, le Chabab de Mohammedia, de 1965 à 1982. Insensible aux sirènes des grands clubs étrangers et locaux, il refusa toujours de quitter sa ville natale, incarnant jusqu’au bout la fidélité, l’humilité et la loyauté, des valeurs qui le distinguaient autant que son talent.

Capitaine emblématique de l’équipe nationale de 1971 à 1979, il a porté les couleurs du Maroc avec une passion farouche, participant à la Coupe du Monde 1970, aux Jeux Olympiques de Munich en 1972, et surtout à la Coupe d’Afrique des Nations 1976, où il inscrivit son nom en lettres d’or en soulevant le seul trophée continental du Maroc, des mains de l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié.

Premier Ballon d’Or africain du Maroc:

En 1975, Ahmed Faras entre dans la légende en devenant le premier Marocain sacré Ballon d’Or africain, une distinction qui couronne non seulement son immense talent, mais aussi son influence sur le jeu à l’échelle continentale.

À ce jour, il demeure le meilleur buteur de l’histoire des Lions de l’Atlas avec 42 buts en sélection, un record qui témoigne de son sens du but exceptionnel et de sa longévité au plus haut niveau.

Héros d’une génération dorée:

Avec ses coéquipiers de l’époque — Hazzaz, Dolmy, Baba, Guezzar, Zahraoui, Semmate…, Ahmed Faras a écrit la plus belle page du football marocain, faisant rayonner le Maroc sur la scène internationale et portant haut les espoirs d’un peuple passionné.

Il a également été sacré meilleur buteur du championnat national à deux reprises, lors des saisons 1968-1969 et 1972-1973, avec 16 réalisations chacune.

Un monument, une mémoire collective:

Ahmed Faras, c’est bien plus qu’un footballeur. C’est une mémoire collective, un symbole d’excellence, de modestie et de grandeur morale. Il a élevé le football marocain à un rang d’honneur et inspiré des générations de jeunes passionnés, tout en restant profondément attaché à ses racines et à sa communauté.

Son nom résonnera éternellement dans les travées des stades, dans les souvenirs des amoureux du ballon rond, et dans le cœur des Marocains reconnaissants. Adieu, capitaine. Que la terre te soit légère.

Par Abderrazzak Boussaïd / Le7tv