Dans une décision sans appel, le Président Américain Donald Trump a inclus l’Algérie dans une nouvelle liste noire économique, annonçant ce mercredi 9 juillet une surtaxe de 30 % sur « les rares » produits algériens exportés vers les États-Unis. Un coup dur, certes, mais surtout un signal fort envoyé à un régime qui s’enlise dans l’illusion de sa grandeur pendant que son économie s’effondre dans un silence orchestré par les médias d’État.
L’Algérie rejoint ainsi le club peu envié des pays marginalisés par la première puissance économique mondiale, aux côtés de la Libye, de l’Irak ou encore de la Moldavie. Autant dire que le régime algérien, en pleine dérive autoritaire, est désormais classé parmi les économies les plus fragiles et les plus instables de la planète. Et pour cause : gouvernée par une junte militaire vieillissante, sans vision ni cap économique, l’Algérie paie aujourd’hui le prix de décennies de gestion catastrophique, de corruption endémique et d’un isolement diplomatique croissant.
Une économie en chute libre:
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : inflation galopante, chômage massif, fuite des cerveaux, effondrement du dinar, effondrement des réserves de change… L’économie algérienne, ultra-dépendante des hydrocarbures, tangue dangereusement au moindre soubresaut du marché pétrolier mondial. Et pendant que la rente se tarit, aucune alternative sérieuse n’est mise en place. L’industrie est moribonde, l’agriculture abandonnée, l’investissement étranger inexistant. Dans ce contexte de désintégration économique, les sanctions américaines viennent enfoncer le clou d’un cercueil déjà bien scellé.
Une diplomatie du néant:
Plutôt que de redresser la barre, les généraux d’Alger préfèrent agiter les vieilles recettes : obsession maladive du Maroc, paranoïa géopolitique, soutien douteux à des mouvements séparatistes, rhétorique anti-occidentale datée… Tout y passe pour éviter l’essentiel : une remise en question de leur modèle de gouvernance. Résultat ? Une Algérie qui se replie sur elle-même, qui efface le nom de ses voisins sur les écrans de télévision, et qui se voit aujourd’hui infliger une gifle par les États-Unis — dans une démarche purement commerciale, mais qui révèle l’étendue de sa marginalisation.
Le peuple otage d’un régime en faillite:
Car derrière cette décision, ce sont avant tout les entreprises algériennes — déjà asphyxiées par la bureaucratie et le clientélisme — qui trinquent. C’est le peuple algérien, fier mais pris en otage, qui voit ses perspectives d’exportation, d’innovation et d’ouverture se refermer un peu plus chaque jour. Pendant que les pays émergents multiplient les accords bilatéraux, les zones de libre-échange et les partenariats gagnant-gagnant, Alger continue de fonctionner comme une caserne fermée à double tour.
Un régime qui transforme chaque revers en humiliation nationale:
Avec cette nouvelle surtaxe imposée par Washington, c’est l’échec du régime algérien dans toute sa brutalité qui éclate au grand jour. En refusant de moderniser son économie, en muselant sa jeunesse, en diabolisant ses voisins et en fuyant tout dialogue sincère avec la communauté internationale, le pouvoir militaire a conduit le pays dans une impasse tragique.
Plutôt que d’assumer cet échec, le régime militaire se réfugiera sans doute dans ses rengaines éculées : « complot occidental », « ingérence étrangère », « attaque contre la souveraineté nationale ». Mais le peuple, lui, n’est plus dupe. Il sait que cette surtaxe n’est que la conséquence directe d’une gouvernance aveugle, autoritaire et incompétente.
Le monde avance. L’Algérie recule :
Pendant que le Maroc, le Rwanda, l’Éthiopie ou même le Sénégal réforment, investissent et rayonnent, l’Algérie s’accroche à ses slogans usés. L’économie mondiale ne pardonne pas l’immobilisme. Et le message des États-Unis est limpide : les nations qui refusent d’évoluer seront sanctionnées, non par idéologie, mais par simple logique économique.
Aujourd’hui, l’Algérie n’est plus une puissance régionale. Elle n’est même plus un acteur crédible. Elle est devenue un problème pour elle-même. Et tant que ce régime militaire continuera de prendre en otage l’avenir du pays, les sanctions, les humiliations et l’isolement ne feront que s’aggraver.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv