Avec l’extension de la Ligne à grande vitesse (LGV) en direction de Marrakech, le Maroc confirme son rôle de pionnier du TGV en Afrique, écrit, lundi, la chaîne de radio publique d’information française (RFI) dans un article sur son site web.
L’article, qui a également fait l’objet de l’émission spéciale de la radio « Aujourd’hui l’Économie » sous le titre « Quel avenir pour le train à grande vitesse en Afrique? », souligne que le lancement, la semaine dernière, par SM le Roi Mohammed VI de l’extension de la LGV vers Marrakech est « une étape majeure pour le pays, qui inspire aussi d’autres nations africaines séduites par le projet de grande vitesse ferroviaire ».
RFI rappelle que depuis 2018, le TGV « Al Boraq » relie Tanger à Casablanca en atteignant jusqu’à 320 km/h. Cette première Ligne de train à grande vitesse du continent a été construite en partenariat avec des acteurs français tels qu’Alstom et la SNCF, notant que l’an dernier, selon l’Office national des Chemins de Fer (ONCF), 5,5 millions de voyageurs ont emprunté cette ligne, générant un chiffre d’affaires de 780 millions de dirhams, soit un peu plus de 16% des recettes totales de la compagnie nationale.
La radio française relève « qu’à ce jour, aucun autre pays africain ne dispose d’un train roulant à 320 km/h ». Mais plusieurs projets de réseaux ferroviaires à grande vitesse sont en cours de développement, dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui prévoit à terme un maillage continental.
Sur l’importance et les enjeux de développement de tels moyens de transport en Afrique, RFI note que si pendant longtemps, le train dans le continent a été essentiellement utilisé pour le transport des matières premières, aujourd’hui, le regard change : il s’agit de favoriser l’intégration économique des régions, d’encourager la mobilité des populations et de désenclaver les territoires.
Pour RFI, le développement de la grande vitesse ferroviaire est perçu comme un levier majeur pour accélérer la transition écologique, soutenir la croissance et renforcer l’intégration territoriale du continent africain.
La rédaction/Le7tv