La Jordanie frappe fort : Les Frères musulmans, désormais hors-la-loi !

Le masque tombe, une fois de plus, sur une organisation longtemps protégée par un discours victimaire aussi hypocrite que dangereux. Ce mercredi 23 avril, le Royaume hachémite de Jordanie a pris une décision aussi salutaire que courageuse : interdire toutes les activités des Frères Musulmans, confisquer leurs biens et fermer tous leurs bureaux à travers le pays. C’est le Ministre de l’Intérieur, Mazen al-Faraya, qui l’a annoncé avec une fermeté exemplaire, affirmant que toute activité menée par cette confrérie serait désormais considérée comme une violation flagrante de la loi.

Cette décision historique n’est pas un coup de théâtre. Elle est l’aboutissement d’une minutieuse opération de surveillance menée depuis 2021, ayant permis de déjouer des projets sinistres : fabrication de roquettes, possession d’explosifs, dissimulation d’armes, tentative de fabrication de drones, et surtout, recrutement et formation de cellules radicales en Jordanie comme à l’étranger. Ce ne sont pas des suppositions ni des rumeurs. Ce sont des faits, des aveux, des preuves recueillies par les services de renseignement jordaniens et diffusés par la chaîne nationale al-Mamlaka.

Le peuple jordanien, et au-delà, tous les peuples du monde arabe et musulman, doivent tirer une leçon claire de cette affaire : les Frères musulmans ne sont ni des défenseurs de la justice ni des représentants légitimes d’un islam politique modéré. Ils sont les architectes d’un chaos méthodique, semeurs de troubles infiltrés dans les institutions, dans les sociétés civiles, et jusqu’aux rangs de l’opposition, comme en témoigne le rôle trouble du Front d’Action Islamique (FAC), leur bras politique en Jordanie.

Ceux qui se prétendent porteurs d’une cause religieuse noble n’ont en réalité qu’un seul objectif : déstabiliser les États, miner les fondements des sociétés civiles arabes, et établir un pouvoir théocratique rétrograde, antidémocratique, et fondamentalement violent. Les missiles retrouvés, certes rudimentaires, n’avaient pas vocation à défendre un territoire, mais à terroriser le peuple jordanien. Les drones qu’ils projetaient de construire ne visaient pas l’innovation, mais la terreur.

La Jordanie envoie aujourd’hui un message fort à tous les pays arabes encore englués dans l’ambiguïté face aux Frères musulmans : l’heure n’est plus à la complaisance. Il ne s’agit pas d’un parti politique, ni d’un mouvement spirituel, mais d’une organisation infiltrée par des logiques subversives, parfois même terroristes, agissant sous le vernis de la piété pour mieux fomenter l’insécurité.

Il est temps que d’autres nations suivent l’exemple jordanien, à commencer par le Maroc, où des voix s’élèvent pour exiger l’interdiction formelle de cette mouvance destructrice. Le peuple marocain, jaloux de sa stabilité, ne saurait tolérer plus longtemps la présence d’un réseau dont l’histoire est entachée de violences, de complots, et d’intérêts transnationaux contraires aux valeurs du Royaume.

La Jordanie a osé. Elle a nommé l’ennemi, pris les mesures qui s’imposaient, et réaffirmé son autorité face à un fléau déguisé en vertus religieuses. Les Frères musulmans n’ont plus leur place dans les sociétés modernes. Ce n’est pas l’islam qu’ils défendent. C’est l’instabilité qu’ils propagent. Qu’on se le dise : leur temps est révolu.

Abderrazzak Boussaid