À la veille du procès de l’écrivain franco-algérien, Boualem Sansal, le régime algérien se retrouve une fois de plus sous les projecteurs internationaux, acculé par la pression diplomatique française. Emmanuel Macron, excédé par les dérives autoritaires d’Alger, a posé une condition ferme pour toute tentative d’apaisement des relations franco-algériennes : la libération immédiate de l’écrivain Boualem Sansal.
Accusé d’atteinte à l’intégrité territoriale de l’Algérie, l’auteur de renommée internationale risque une peine scandaleuse de dix ans de prison ferme. Une situation qui a poussé le Président Français à exiger sa libération immédiate.
Un chantage politique d’un autre temps:
En maintenant en prison un intellectuel dont le seul crime est de penser librement, le régime algérien démontre une fois de plus son intolérance chronique envers toute voix discordante. Boualem Sansal, réduit au silence et exposé à une injustice flagrante, est devenu le symbole d’un pouvoir algérien aux abois, cherchant à museler les esprits critiques par l’intimidation judiciaire.
Macron, qui a échangé plusieurs messages avec Tebboune, a été clair : « Notre souhait, c’est que Boualem Sansal puisse être soigné, libéré et aller là où il veut aller. » Il a ainsi lié toute éventuelle amélioration des relations entre Paris et Alger à la résolution immédiate de cette affaire, refusant tout amalgame avec les tensions migratoires ou économiques entre les deux pays.
Un régime qui s’enlise dans l’oppression:
Le cas de Boualem Sansal n’est que la partie émergée d’un iceberg répressif qui étouffe depuis des années toute tentative de contestation en Algérie. Cette affaire vient rappeler que le régime algérien, incapable de proposer une vision d’avenir à son peuple, n’a d’autre recours que la censure et la brutalité pour se maintenir en place.
Macron, en posant une exigence claire et inévitable, met Alger face à ses contradictions. Soit le pouvoir algérien choisit la raison et libère Boualem Sansal, envoyant ainsi un signal d’apaisement à la communauté internationale, soit il persiste dans son aveuglement autoritaire, s’exposant à une isolement diplomatique grandissant. Dans tous les cas, cette affaire marque un tournant décisif dans les relations franco-algériennes, et la balle est désormais dans le camp d’Alger.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv