FOOT: TRÈS BEL HOMMAGE DU JOURNAL « LE MONDE » AU FOOTBALL MAROCAIN !

Le journaliste Alexis Billebault, du quotidien français « Le Monde », a écrit aujourd’hui un très beau et édifiant article sur le football marocain, qui se porte selon lui excellement bien ces derniers temps, et la preuve flagrante, c’est la présence de quatre équipes marocaines engagées en Ligue des champions et en Coupe de la confédération et qui ont réussi un sans-faute, en se qualifiant toutes pour les demi-finales !…

Le journal « Le Monde » a mis l’accent sur la performance historique que les clubs marocains ont réalisée lors du premier week-end de mars, en atteignant les demi-finales de la Ligue des champions et de la Coupe de la confédération. En effet, dans la première, la plus prestigieuse, le Raja de Casablanca a éliminé le TP Mazembe (RDC), considéré comme l’un des favoris (2-0, 0-1), alors que le WAC, l’autre club de la ville marocaine, s’est débarrassé des Tunisiens de l’Etoile du Sahel (2-0, 0-1) !…

Et au journaliste Alexis Billebault d’ajouter que dans la seconde compétition, l’équivalent de la Ligue Europa, la Renaissance sportive de Berkane et le Hassania d’Agadir ont pris le dessus respectivement sur les Egyptiens d’Al-Masry (2-1, 1-0) et les Libyens d’Al-Nasr de Benghazi (5-0, 2-0). Les deux formations marocaines s’affronteront d’ailleurs en demi-finales, les 3 et 10 mai prochains !…

Ainsi, rappelant l’histoire des clubs marocains dans les compétitions africaines depuis le début des années 2000, le journal « Le Monde » a précisé que seul le club du WAC a remporté la Ligue des champions, en 2017, laissant les clubs tunisiens, égyptiens, congolais et nigérians accumuler les titres, tandis que le bilan était plus flatteur en Coupe de la confédération, au niveau moins relevé, avec quatre trophées (FAR de Rabat en 2005, FUS de Rabat en 2010, Moghreb de Tétouan en 2011 et Raja en 2017) !…

Le quotidien français, a assuré que ces résultats viennent traduire les efforts réalisés à différents échelons du football marocain, sous l’impulsion de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et de son très actif président, Fouzi Lekjaa (49 ans) !…

En témoignage, l’article de presse reprend la déclaration de l’international burkinabé, Alain Traoré, l’attaquant de Berkane, qui a notamment évolué en France (Auxerre, Lorient, Monaco) : « Il y a eu ces dernières années une volonté de faire évoluer les choses, de professionnaliser. Cela fait un peu plus d’un an et demi que je joue au Maroc, je pense que son championnat fait partie des meilleurs d’Afrique » !…

Le journal « Le Monde » a affirmé par la suite, que les succès enregistrés par les clubs du royaume reposent sur une politique sportive ambitieuse et une amélioration des conditions économiques des clubs. En effet, après son élection, en 2014, à la tête de la FRMF, Fouzi Lekjaa, qui est également directeur du budget de l’Etat et ancien président de la Renaissance sportive de Berkane, a commencé à appliquer son programme, articulé autour de trois thèmes essentiels…

Comme l’a expliqué par la suite Jamal Kouachi, membre du comité directeur de la FRMF:
Il fallait d’abord, s’occuper des infrastructures. Cela passait par la rénovation des stades ou la construction de nouvelles enceintes, que ce soit pour les clubs professionnels ou amateurs. Ensuite, il a mis fin aux terrains synthétiques pour imposer des pelouses naturelles. Et enfin, demander que les clubs se structurent au niveau administratif et qu’ils adoptent une politique de gestion rigoureuse !…

Jamal Kouachi a ajouté dans son explication au journal « Le Monde » que les clubs marocains sont placés sous la surveillance de la Direction nationale de contrôle et de gestion, inspirée du modèle français. En contrepartie, la FRMF octroie à chaque club de Ligue1 une subvention annuelle d’environ 600 000 euros, et ceux qui participent aux coupes d’Afrique bénéficient d’une aide financière de la fédération, pour les voyages et l’hébergement. Ainsi, la FRMF avait affrété un vol spécial pour permettre au Raja de Casablanca de se déplacer à Lubumbashi dans les meilleures conditions pour y affronter le TP Mazembe !…

De son côté Alain Traoré, a expliqué au quotidien que l’instance de football marocain, a également décidé d’octroyer aux clubs marocains des primes en fonction de leurs performances sur la scène nationale et que economiquement, les clubs se portent mieux et que dans la plupart d’entre eux, les salaires sont payés dans les temps, les conditions d’entraînement s’améliorent et comme le niveau général s’améliore, le football marocain est encore plus attractif et cela attire des joueurs et des entraîneurs étrangers qui contribuent à l’améliorer !…

Un autre grand nom du football marocain, qui n’est autre que Mustapha El Haddaoui, l’ancien international (55 sélections) et président de l’Union marocaine des footballeurs professionnels est intervenu pour confirmer le fait que le Maroc a également mis l’accent sur la formation des jeunes joueurs, susceptibles d’intégrer des clubs professionnels. Ainsi, des centres de formation ont vu le jour à Berkane et à Tétouan, et celui du Raja de Casablanca sera inauguré dans les prochains mois. Mustapha El Haddaoui a rappelé que quand il a été élu, Fouzi Lekjaa avait un programme de développement du football demandant aux clubs de renforcer leur politique de formation!…

Le jounal « le Monde » n’a pas oublié de rappeler qu’en 2009, le roi Mohammed VI avait inauguré un centre de formation portant son nom à Salé, près de Rabat, et d’où sont sortis plusieurs internationaux marocains tels Youssef En-Nesyri (FC Séville), Nayef Aguerd et Hamza Mendyl (Dijon FCO). Ces centres de formation, placés sous l’autorité de la FRMF, ont ainsi été créés dans plusieurs régions du Maroc !…

Le journaliste Alexis Billebault, a cependant remarqué que le football marocain, premier pays africain à utiliser l’assistance vidéo (VAR) pour ses matchs de championnat, doit encore lutter contre certaines mauvaises habitudes, comme l’instabilité technique, consistant à changer plusieurs fois d’entraîneurs dans la même saison, et les problèmes de violence dans les stades, même si le phénomène à tendance à reculer !…

Et à Mustapha El Haddaoui de résumer qu’il y a vraiment un grand pas en avant qui a été fait, que les clubs travaillent mieux, ils prouvent qu’ils sont capables de rivaliser avec les meilleurs du continent, comme l’Espérance de Tunis, le TP Mazembe ou Al-Ahly et que la prise de conscience s’est faite au niveau de la fédération, qui investit beaucoup d’argent, et aussi de l’Etat qui est impliqué dans ce projet et d’ajouter que c’était un travail en profondeur et que les résultats des clubs ces derniers mois en sont la traduction !

Synthèse : Abderrazzak Boussaid/Le7tv